24/03/2025
La plupart des éditeurs ivoiriens ne proposent même pas de correcteur
aux écrivains
Adjon Guy DANHO, écrivain ivoirien, auteur de trois ouvrages, dont deux romans et un recueil de poèmes, revient sur ses erreurs de débutant dans le monde littéraire, dans une interview accordée à CultureNoushi.
Lorsqu’on entre nouvellement dans un domaine d’activité sans avoir suffisamment d’informations sur les rouages du milieu, on s’aventure sans tenir compte de certains aspects.
Peu sont les auteurs débutants qui se focalisent sur les détails éditoriaux.
Face aux retours des lecteurs et à la critique, des détails qui, très souvent ignorés au départ, finissent par anéantir des talents et créer un manque de confiance chez certains auteurs.
Conscient de sa capacité à écrire et à traduire les émotions, Adjon Guy DANHO affirme avoir pris les retours des lecteurs avec considération.
Il a su surmonter ses erreurs de débutant. Aujourd’hui, il travaille dur pour véritablement lancer sa carrière d’écrivain en Côte d’Ivoire, avec des partenaires qui auront confiance en ses projets et sauront le guider comme il le souhaite.
CultureNoushi : Lorsque vous parlez d’erreurs de jeunesse, il s’agit de quoi exactement ?
Adjon Guy : On est pressé d’écrire, de sortir un livre et, en même temps, on s’attend à un succès commercial.
On pense que les gens vont aimer, qu’on va gagner beaucoup d’argent, puis, à un moment, face aux réalités du terrain, on se dit : « Bon, il faut qu’on se concentre. Ce n’est pas l’argent qui compte. Je ne pourrai pas être riche ni gagner ma vie en écrivant, mais au moins, j’ai un héritage à laisser, et cet héritage ne doit souffrir d’aucune imperfection. »
Quand j’écris un livre, j’aime qu’on me critique sur mon style, mais pas sur les coquilles, les mauvaises corrections ou les erreurs d’impression. Il n’y a rien de plus douloureux que ça.
C’est pourquoi je travaille dur.
Si on n’aime pas mon style, je l’assume, mais je veux que le livre, en tant que produit commercial, soit parfait.
CultureNoushi : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées face aux éditeurs ?
Adjon Guy : La plupart des éditeurs ivoiriens ne s’attardent pas sur la correction, et ça, je le découvre avec beaucoup de pincement au cœur.
Vous déposez un manuscrit, et quand un éditeur l’accepte, vous subissez une pression : il faut aller vite, le livre doit paraître en un mois. On ne vous propose même pas de correcteur.
Mais ce sont des erreurs que je ne commettrai plus.
L’intégrale de l’interview vidéo sera publiée très bientôt, restez connectés.