11/05/2026
Les relations aujourd’hui…
Il t’écrit sur Messenger une première fois. Tu regardes son profil : il est beau, il semble calme, posé et surtout financièrement stable. Tu prends peur… tu te dis : « Humm, c’est le cliché du coureur de jupons… » Tu préfères ne pas répondre et t’éviter un mal de tête supplémentaire.
Trois jours après, le deuxième message arrive. Tu te dis : « Humm, c’est juste un message. » Tu réponds. Vous discutez, et de fil en aiguille, le courant passe.
Il est gentil, enchaîne les dépôts, les surprises, les bouquets de fleurs et de billets.
Il te présente ses amis, tu dînes avec sa famille. Tu vis dans son appartement trois jours sur sept.
Tu es amoureuse. Tu es heureuse. Tu bénis le ciel. Tu glorifies la terre. Cette fois-ci, c’est le bon. Tu le sens. Tu as eu ton foyer.
Les jours s’effritent à la vitesse du cigare. Les mois s’égrènent à la vitesse de la lumière.
Puis ton doubehi commence à devenir distant. Les réponses instantanées se font aussi rares que les « Tu as reçu ? ». Les douces conversations vocales nocturnes ont cédé leur place à de vils appels manqués en cascade. Même les visites conjugales sont devenues aussi inaccessibles que le caviar l’est pour le commun des mortels.
Malgré tes questionnements, tes supplications, ton envie intense d’amélioration, tout ce que tu reçois, c’est un : « Je suis occupé. J’ai trop de boulot. »
Un 20h, fatiguée d’attendre. Lasse de vivre avec une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tête, tu retournes à votre nid d’amour.
Et là, patatras !!! Ton monde s’effondre, tes œillères tombent. La réalité froide, tranchante, limite absurde, te frappe.
Ton bien-aimé est l’époux de quelqu’un. Le lieu que tu considérais comme ton futur chez-toi est déjà le foyer de quelqu’un. Le lit sur lequel tu as eu des sensations fortes est la propriété légale de quelqu’un. L’emplacement où tu visualisais de poser le berceau de ton futur bébé est déjà occupé par un nouvel arrivant fraîchement débarqué des entrailles de la légitime.
Tu pleures, tu cris, tu tempêtes, tu te prives de tout contact avec la gente masculine.
Jusqu’à ce qu’un nouveau : « Coucou, pouvons-nous faire connaissance ? » apparaisse sur Messenger…