j'apprends par les livres

j'apprends par les livres partageons ensemble des moments sublime au travers de la lecture , l'écriture, la poésie et l'art.

28/02/2026

KOFFI Kevin Kouadio, auteur du livre Devoir de maternité, l’ultime sacrifice d’une mère, nous a honoré de sa présence à la 2e édition Journée du livre de ZIKISSO (JLZ) le 19 décembre 2025.

👇👇👇Découvrez l’extrait de ce livre captivant.👇👇👇

« Fouman n’aurait sûrement rien à envier aux autres femmes de son entourage si elle n’était pas dans l’incapacité de concevoir. À trente ans déjà, elle célébrait avec joie ses noces d’étain après dix ans de mariage coutumier, civil et religieux, pendant que nombre de femmes élégantes, raffinées, émancipées et indépendantes recherchaient inlassablement un mari dans les églises, les mosquées ou dans les sanctuaires ancestraux, avec des torches en mains, en pleine journée.
Leur quête se justifiait par le fait que dans leur société, il n’y avait rien de plus cher et de plus précieux pour une femme que l’acquisition du mariage. Il leur fallait donc vivre dans un foyer, quelle que soit la densité du feu ou l’intensité de la fumée qui s’y trouvait. L’essentiel pour elles, c’était d’être mariées devant tous, porter avec honneur et fierté le nom d’un homme. Cela conférait notamment le privilège d’avoir le statut de bonne femme, respectable et responsable. Malheureusement pour elles, ce bonheur si convoité, ce désir si ardent qui brule le cœur de toutes les femmes était loin d’être à leur portée. D’autant plus que le mariage n’est pas une loterie, encore moins un miracle pour tomber du ciel du jour au lendemain, comme par enchantement.

En fait, ce que la majorité d’elles ignoraient était que le mariage avait un caractère divin et sacramentel et qu’il était clair que Dieu, si juste, si miséricordieux, ne saurait, même dans sa très grande miséricorde, accorder un mariage sans principe et réciprocité d’amour entre les deux partenaires. Le mariage, on doit le savoir, c’est l’union de deux personnes qui s’aiment, mais c’est également la récompense couronnant des années de vie commune, des années mielleuses et fielleuses. Autrement dit, des années de bonheur à outrance mais aussi de pires moments et surtout d’énormes sacrifices consentis. Si vous n’attendez du mariage que du bonheur et pensez qu’il ne vous suffirait que d’en profiter sans aucune souffrance, alors votre déception sera complète, aussi complète que vos rêves qui seront stériles et illusoires. La vie conjugale est en effet semblable à une échelle composée de différentes marches dont le bas se trouve sur le sol brulant et le sommet est pointé sur la lune. Il faut avoir égrené une à une toutes les marches, aussi bien les basses que les hautes, pour atteindre le sommet qui symbolise la béatitude. Autrement dit, il faut accepter de souffrir ensemble, travailler ensemble, regarder dans la même direction pour savourer ensemble le bonheur qui, telle une force salvatrice, viendra éponger toutes les peines et souffrances endurées. Ne dit-on pas que le bonheur qui vient après la souffrance est authentique, divin ? Comparé, bien sûr, à celui qui, tel un cadeau empoisonné, est toujours suivi de peines, de regrets et d’amertumes or, malheureusement ; nombreuses sont les femmes qui ne voient que le cote florissant de la chose. Une autre chose que ces femmes ignorent était qu’un corps magnifique ne suffit pas pour asseoir un mariage. Pour tenir un ménage, ce qu’il faut plutôt, c’est la constance, de la vertu, des principes, un minimum de valeurs morales ; tout le reste n’est qu’ornements ou de simples additifs. D’ailleurs, les hommes, les vrais, n’épousent pas la beauté physique mais plutôt la beauté interne. Les femmes sexy et élégantes, ils ne les veulent que dans leur lit ou dans des sorties romantiques, rien de plus. Ils préfèrent les femmes à principes, soumises, naturelles, vertueuses et douces, quand il s’agit de relations sérieuses, et jamais ces femmes aux mœurs légères, à moins qu’ils ne veuillent s’asphyxier aux mêmes ou creuser leur propre tombe. Et cela, aucune femme ne l’ignore... »

Nous y étions
28/02/2026

Nous y étions

Davy OUATTARA, auteur du livre Sous l’œil d’un ange , nous a honoré de sa présence à la 2e édition Journée du livre de ZIKISSO (JLZ) le 19 décembre 2025.

👇👇👇Découvrez l’extrait de ce livre captivant.👇👇👇

« CHAPITRE 3 : LES VOIX DU PASSÉ
Suite aux évènements ayant précédé, Issouf et Marie-Ange vivaient désormais
dans leur village de Sikuma, le village de leur roi. Issouf, récemment nommé chef
de la garde royale, se dévouait pleinement à ses nouvelles responsabilités.
Toutefois, tout en exerçant ce métier, Issouf commença à remarquer plusieurs
évènements susceptibles de mettre en danger non seulement la vie du roi, mais
aussi la sécurité du royaume de Sikuma.
Proche de sa femme, il n’hésitait jamais à lui conseiller d’être prudente. Il lui
faisait part de ses inquiétudes quant aux divers éléments qu’il suspectait de
pouvoir nuire également à sa propre vie. Issouf, conscient des dangers qui
planaient sur le royaume de Sikuma, décida de prendre les choses en main.
Chaque soir, après ses longues journées de service, il s’asseyait avec Marie-Ange
pour discuter des évènements récents. Il lui racontait les rumeurs qu’il avait
entendues parmi les villageois et les murmures inquiétants qui circulaient dans
les couloirs du palais.
Issouf : — (fronçant les sourcils) Marie-Ange, tu sais que je t’aime plus que tout
au monde. C’est pourquoi je veux que tu sois toujours vigilante. J’ai remarqué
des comportements étranges chez certains membres de la cour. Ils semblent se
rassembler dans l’ombre, chuchotant des choses que je ne peux pas ignorer…»

28/02/2026

Cédric Marshall KISSY, auteur du livre La légende du fils de la lumière, nous a honoré de sa présence à la 2e édition Journée du livre de ZIKISSO (JLZ) le 19 décembre 2025.

👇👇👇Découvrez l’extrait de ce livre captivant.👇👇👇

« L’histoire du village était si riche de légendes, les unes aussi stupéfiantes que les autres. Au nombre de celles-ci, la plus mystérieuse était certainement celle de la rivière de sang… oui ! L’effroyable rivière de sang.

L’on raconte qu’une violente dispute éclata entre deux génies. Elle aboutit à un affrontement terrible au cœur de la forêt mystérieuse. L’un des génies, très touché, s’enfuit. Mais après plusieurs heures de fuite, il n’avait plus assez de force pour continuer la difficile route. Alors, il s’assit et s’adossa à un arbre géant dans l’espoir de recharger ses batteries et poursuivre sa route. Hélas, jamais plus il ne put se relever ! La blessure était trop importante. Son sang ne s’arrêta pas de couler, pendant de nombreuses années, formant au fil du temps, une rivière de sang.

On raconte aussi que le génie blessé criait de douleur quand tombait la nuit. Il était cependant impossible de distinguer son cri, car il se confondait à ceux des animaux nocturnes.

Cela vous paraîtra improbable, mais je ne vous demande pas de croire. Je me contente de vous dire ce que, de génération en génération, la légende a transmis.

Nul ne savait où se situait cette rivière et nul ne cherchait à le savoir, car on disait que celui qui la verrait deviendrait sourd, muet et aveugle sur le coup. Même si on ne se bousculait pas pour découvrir cette rivière qui suscitait la curiosité des villageois, on en parlait sans cesse.... »

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Angre
Abidjan

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