Bienvenue en Centrafrique

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Bokassa à Jeune Afrique en 1984 : « Mes 17 épouses m’ont toutes abandonné »Cinq ans après sa chute, l’ex-empereur centra...
27/12/2025

Bokassa à Jeune Afrique en 1984 : « Mes 17 épouses m’ont toutes abandonné »

Cinq ans après sa chute, l’ex-empereur centrafricain recevait Mohamed Selhami et Jean-François Senga, journalistes à Jeune Afrique, dans le château des Yvelines où il vivait en exil. Une truculente interview.

Par Jeune Afrique

Cette interview est parue pour la première fois dans Jeune Afrique n°1232-1233, daté du 15 au 22 août 1984.

Jeune Afrique : Êtes-vous un homme abattu, désespéré, ou toujours plein de flamme ?

Jean-Bedel Bokassa : Vous avez devant vous non seulement Jean-Bedel Bokassa, mais aussi et surtout l’empereur Bokassa Ier de Centrafrique. Ni abattu ni désespéré. Comme vous dites, toujours plein de flamme.

Vous êtes un empereur sans trône…

Je vous rappelle que je n’ai pas été détrôné par mon peuple, mais par un chef d’État français, en l’occurrence Valéry Giscard d’Estaing. Un abus qui fait date dans l’Histoire, et ce, au vu et au su des responsables africains qui n’ont pas réagi…

Vous en voulez à Giscard d’Estaing ?

Et comment ! Et à la France tout entière, qui m’a arraché à mon peuple, sans aucun scrupule. Cette France que j’ai servie de toutes mes forces durant ma carrière militaire, contre l’Allemagne nazie, en Indochine…

Vous regrettez de l’avoir servie…

Non, car il s’agissait de combattre pour l’humanité et la libération de l’homme. J’aurais certainement connu un tout autre sort si, à la place de la France, j’avais combattu pour l’Amérique.

Les Américains vous auraient-ils traité avec plus d’égards ?

Sûrement. Le président Reagan, que je respecte et dont je salue la grandeur, se serait conduit avec moi en homme. Regardez l’Amérique latine, qui vit mille et un problèmes. Il serait facile à Reagan de renverser les régimes en place. Il ne l’a pas fait.

Autrement dit, vous auriez aimé être un empereur centre-américain ?

Jamais. Je suis Africain, et je ne renierai jamais ma terre pour tout l’or du monde. J’aimerais vous parler en tant que militant de cette Afrique. Le « coup » de Giscard d’Estaing contre moi est un défi à l’Afrique tout entière.

Votre « tombeur » n’est plus au pouvoir. Son successeur vous comprend-il ?

Aucune compréhension. Bokassa reste toujours mal-aimé. P*s, un homme à qui on a retiré tous ses papiers d’identité, après l’avoir déchu de sa nationalité ! Relisez la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, soit dit en passant, est une émanation de la France. L’un de ses articles précise que les papiers d’identité sont un droit et une obligation.

Les socialistes français vous offrent l’hospitalité, et la justice vous a restitué vos biens…

Une hospitalité imposée n’en est plus une. Car je suis prisonnier en France après l’avoir été en Côte d’Ivoire. Je ne peux pas circuler, encore moins voyager. Quant à mes biens, je n’en profite pas. Je veux les vendre, et on me l’interdit.

De quelle fortune disposez-vous ?

Juste sept propriétés…

En France. Mais ailleurs ?

Mes deux châteaux en Suisse, à Berne plus exactement, ont été réquisitionnés par les autorités helvétiques. L’un d’eux a même été acheté par le colonel Kadhafi, qui s’en sert comme ambassade de son pays.

Vous avez aussi des comptes en banque, des diamants, de l’or…

Les comptes dont je disposais en France ont été vidés par Catherine avec la complicité de son « ami » Giscard.

Vous voulez dire l’impératrice Catherine, votre épouse…

Elle n’est plus impératrice, elle m’a trompé avec d’autres… Je la déchois.

Où se trouve-t-elle maintenant ?

Allez le demander à ses amants… Catherine m’a fait beaucoup de mal. Elle que j’avais préférée à la Roumaine pour le couronnement. Pourtant, celle-ci est beaucoup plus belle.
La Roumaine ? Non. Elle m’a quitté après mon départ de Bangui.

Nous voulions dire Catherine…

Ah ! celle-là… Dites-moi, à ma place, continueriez-vous de l’aimer ?

Son portrait orne toujours votre salon. Entre nous, elle est belle !

Oui, elle est belle, mais méchante et sans cœur.

Revenons, s’il vous plaît, à vos biens. Disposez-vous toujours de vos comptes en Suisse ?

J’en ai un seul, où j’ai placé des documents importants, qui impliquent Giscard d’Estaing. Je ne peux pas y avoir accès puisque je suis prisonnier. J’allais oublier, j’ai aussi un avion, un tout petit avion, une Corvette d’une vingtaine de places. Je l’avais acheté il y a quelques années sur les conseils du général Jacques Mitterrand, le frère du président, qui était alors patron de la SNIAS [Société nationale industrielle aérospatiale].

Où se trouve cet avion ?

Stationné quelque part en France. En vérité je n’en sais pas plus, puisqu’on me l’a confisqué sur ordre de l’actuel gouvernement de Bangui.

Il appartient bien à la Centrafrique ?

Ça ne va pas, non ? Cet avion m’appartient, au même titre que les châteaux. Pour l’acquérir, j’avais emprunté 250 millions de francs français à un Américain, John Deuss, un homme d’affaires. Il est propriétaire de la Curaçao Bank. Il voulait installer une succursale à Bangui.

Vous l’avez remboursé ?

Avec quoi ? Je n’ai rien sur moi. J’aurais pu le faire si on m’avait laissé vendre mes biens. Mais John Deuss est sympa. Il accepte d’attendre…

Si vous n’avez pas d’argent, comment vivez-vous ?

Avec 6 000 francs français [300 000 F CFA], seulement, que je touche à chaque fin de mois pour services militaires rendus en France. Je touche aussi 30 FF par mois pour la Légion d’honneur.

Une misère !

J’ai à ma charge quinze enfants et d’autres membres de ma famille. Et il y a l’entretien du château, l’essence des voitures, le gaz, l’électricité, les impôts locaux… C’est des millions qu’il me faudrait dépenser…

Comment vous en sortez-vous ?

Des amis de longue date me viennent en aide, à tour de rôle. Mais ce n’est jamais assez. Savez-vous que mes enfants n’ont pas été à l’école cette année ? Je ne peux même pas leur payer un instituteur.

Mangez-vous quand même à votre faim ?

Oui, avec le strict minimum. Je fais moi-même mon marché et prépare la cuisine des enfants.

Vous n’avez pas appris la cuisine étant empereur !

Vous rigolez ! J’avais des centaines de personnes à mon service. La cuisine, je l’ai apprise durant mon exil. Ça se résume au steak frites.

De la viande animale, bien sûr…

(Rire) : Vous faites allusion à Bokassa-le-cannibale. Quel mensonge ! Vous ne m’imaginez pas en train de mettre de la chair humaine en brochette, avec tous ces enfants qui m’entourent ? Ceux qui ont soutenu que j’étais un cannibale cherchaient à nuire à l’homme noir en général.

Que sont devenues votre couronne et celle de l’impératrice ?

La mienne a été démontée sous mes yeux à Abidjan par deux bijoutiers parisiens que Catherine a fait venir spécialement. On arrachait les diamants un à un. Cela me faisait mal au cœur et je pleurais. Ensuite, aidée par une de ses amies très influente en Côte d’Ivoire, Catherine a ouvert une bijouterie à Abidjan pour écouler les pierres. Par contre, elle n’a pas touché à sa propre couronne. Cela se passait fin 1981.

Deux années plus t**d, vous avez quitté la capitale économique ivoirienne. Dans quelles circonstances ?

Mon ami Roger Delpey a loué une Caravelle à un prince arabe – non pas à la Libye. Elle devait me transporter d’Abidjan à Bangui, où le peuple m’attendait. Dès que l’avion a atterri, il a été saisi par l’armée sur les instructions d’Houphouët-Boigny. Celui-ci m’a alors convoqué et, en présence de Roger Delpey, m’a signifié qu’il n’était pas question pour moi de quitter la Côte d’Ivoire pour aller reprendre le pouvoir à Bangui. Pendant ce temps, des militaires procédaient à la fouille de la Caravelle pour, semble-t-il, découvrir des armes et des mercenaires. Peut-on considérer un avocat de la stature de Geouffre de la Pradelle comme un mercenaire ? De même pour le grand journaliste américain Pierre Salinger.

Comment êtes-vous venu en France ?

Houphouët-Boigny, excédé, m’a foutu à la porte. Il m’a déclaré : « Retourne en France, puisque c’est la France qui t’a envoyé ici. » Je devais prendre un DC-10 d’Air Afrique. J’ai refusé parce que j’avais le pressentiment que l’appareil avait été piégé. Quelque temps plus t**d, j’ai emprunté un DC-8 d’UTA qui transportait la sœur d’Houphouët-Boigny moribonde.

Vous n’avez donc pas pu retourner à Bangui. Pourquoi tenez-vous tellement à regagner votre pays ? Vous savez que vous êtes condamné à mort ?

J’y tiens parce que j’étais, je reste et resterai empereur de ce pays. J’ai 64 ans, et c’est parmi les miens que je veux mourir. De mort naturelle, bien sûr. Vous évoquez ma condamnation. Quels sont les critères qui ont conduit mes juges à prendre une décision aussi grave ? Hors de ma présence, en plus ! Je veux bien qu’on me juge, mais dans un procès public, en me laissant la possibilité de me défendre.

Pourquoi, d’après vous, les autorités centrafricaines n’ont-elles pas respecté vos souhaits ?

Parce que c’est la France qui gouverne ce pays. Il faudrait que le président Kolingba sache qu’il n’est pas le vrai maître de la Centrafrique.

Vous aimeriez qu’il le soit réellement ?

Non seulement je le souhaite, mais j’y tiens. J’aime beaucoup Kolingba. Je l’ai formé, et j’en suis fier.

Kolingba chef de l’État, quelle serait alors votre place en Centrafrique ?

Avez-vous entendu parler du Japon ? Savez-vous qu’un empereur règne sur ce pays ?

Il règne mais ne gouverne pas.

Je n’en demande pas plus. Empereur, j’apporterais mes conseils et mon expérience depuis mon village natal, Berengo.

J’ai beaucoup appris durant mon exil. J’ai surtout médité sur le pouvoir, un vrai cancer ! Ma conclusion est que je n’en veux plus.

Il n’est pas facile de reconquérir un trône perdu. À moins de lutter les armes à la main, et encore !

Jamais de lutte armée, même si j’ai été déchu par les armes. Je veux retrouver mon trône de façon pacifique. Seule la mort peut me faire abandonner cet objectif. Je sais que le peuple m’attend.

Comment savez-vous qu’il vous attend ? Beaucoup vous croient à Tahiti…

Je ne vous permets pas de me parler d’un autre exil. Ni Tahiti ni ailleurs, c’est à Bangui que je désire partir. Je ne suis pas un colis qu’on expédie en franchise postale. Je suis un être humain qui respire et soupire, sensible au bien et au mal. Je suis Jean-Bedel Bokassa vivant, donc qui existe. À ma mort, on fera ce qu’on voudra de ma dépouille. Mon peuple le sait, qui écoute avec nostalgie les cassettes que j’enregistre et que je lui envoie régulièrement.

Depuis votre départ, beaucoup de choses ont changé en Centrafrique…

Le décor seulement. Mais mon pays reste entier. Bien sûr il est plus pauvre que lorsque j’y étais. Mais l’eau du fleuve Oubangui, elle, coule toujours.

L’exil vous a rendu philosophe…

Le malheur, ça vous transforme un homme, même lorsqu’il s’appelle Bokassa. Voyez-vous, j’ai beaucoup appris durant mon exil. J’ai surtout médité sur le pouvoir, un vrai cancer ! Ma conclusion est que je n’en veux plus. Empereur, j’y tiens, mais en tant que symbole. Car je ne veux pas connaître le sort de Sékou Touré.

Est-ce un jugement que vous portez sur Sékou Touré ?

Il n’a pas fait que du mal. Sékou est mort de maladie. Je ne peux donc le critiquer. Dans mon pays, on sait respecter les morts.

Que dites-vous de ses successeurs ?

Rien, sauf qu’ils avaient raison d’agir et de prendre le pouvoir. Le colonel Lansana Conté a tout mon respect et mon soutien. Il a besoin d’encouragements.

Par solidarité militaire…

En partie. Je soutiens aussi les jeunes loups qui ont émergé durant ces dernières années, les capitaines Rawlings et Sankara, le sergent Doe devenu général, je crois…

Et les anciens, bénéficient-ils de votre soutien ?

Aucun ne le mérite vraiment. Je n’oublierai jamais leur silence lors de ma chute. J’en veux surtout à ce chef d’État qui se disait mon cousin. Ne me demandez pas son nom. Il se reconnaîtra.

Vous en voulez aussi au colonel Kadhafi ?

Au contraire, je le remercie de m’avoir aidé après ma chute.

Vous aide-t-il toujours ?

Non ! Ni aucun chef d’État arabe, d’ailleurs. J’aimerais tant qu’ils pensent à moi.

Ils n’en ont peut-être pas le temps. Tant de problèmes secouent le monde arabe…

Je sais, je sais… Le conflit du Sahara, par exemple, qui s’est beaucoup aggravé depuis mon départ. Vous voulez savoir mon opinion là-dessus ? Mon cœur est avec Hassan II à cent pour cent.

On a l’impression que le monde entier a trahi Bokassa…

Oui, mais c’est la trahison de Catherine qui est la plus dure à avaler.

Et vos autres épouses, vous ont-elles soutenu ?

Les 17 femmes que j’ai épousées m’ont toutes abandonné. Jusqu’à la dernière d’entre elles, une Tunisienne, qui n’a plus donné signe de vie.

Parce que vous aviez épousé une Tunisienne ? Com­ment l’aviez-vous connue ? On dit que dans chaque pays visité vous épousiez une des femmes du service d’accueil…

C’est vrai, je les choisissais parmi les hôtesses qui m’accueillaient à l’aéroport. Mais je le faisais avec le consentement du gouvernement local.

Ce fut le cas de la Tunisienne ?

Non ! Elle, je l’ai connue au cours d’une visite à Paris. Elle m’a plu, alors j’ai demandé à voir ses parents. Ils ont accepté de me la donner en mariage.

Autrement dit, l’empereur aimait draguer…

Je l’ai fait comme tout le monde. À Formose, par exemple, j’ai dragué la plus belle fille du pays, que j’ai épousée par la suite. À Bucarest, la plus belle fille de Roumanie, à Libreville, la plus belle fille du Gabon, à Paris la plus belle fille de Tunisie… et ainsi de suite. Mon critère était la beauté.

Pourquoi « était » ?

Parce que j’ai vieilli. Mais rassurez-vous, j’ai une compagne qui allège mes peines, à Hardricourt...

Source La littérature Africaine

15/10/2025

Quelque part dans le monde 🌐

Où se trouve cette route ?

L’HISTOIRE DE LA FAUSSE-VRAIE FILLE DE L'EMPEREUR BOKASSA: LES DEUX MARTINE Au début des années 1950, Jean Bedel Bokassa...
13/10/2025

L’HISTOIRE DE LA FAUSSE-VRAIE FILLE DE L'EMPEREUR BOKASSA: LES DEUX MARTINE

Au début des années 1950, Jean Bedel Bokassa est sergent dans l’armée Française ; Il a participé au débarquement en Provence et à la bataille du Rhin, avec les Forces françaises libres. Il va même se battre en Indochine aux côtés des troupes françaises.

Au Vietnam, Bokassa tombe follement amoureux d’une jeune vietnamienne Nguyen Thi Hué Ba. Les deux tourtereaux convoleront en justes noces. La jolie Hué tombe enceinte et donne une fille à Bokassa. Bokassa est aux anges. Il décide de la prénommer Martine car elle est née le jour de la Sainte Martine.

Malheureusement, l’histoire va les séparer. La France subit une cuisante défaite à Diên Biên Phu et retire ses troupes précipitamment. Bokassa n’a pas le temps d’emporter sa petite famille avec lui. Le cœur meurtri, il est envoyé en France, puis mobilisé sur le front algérien. Il abandonne donc sa jeune épouse avec un bébé d’à peine 6 mois.

Hué élève seule sa fille. Elle explique à celle-ci que son père, soldat de l’armée française, ne reviendra plus. Il est peut -être mort en guerre car on n’a plus eu de ses nouvelles : aucun courrier !

Le capitaine Bokassa est décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre pour avoir combattu pour la France. Il décide de rentrer en Centrafrique. Son cousin David Dacko qui a pris le pouvoir le nomme chef d’Etat Major. Profitant de ce poste stratégique, Bokassa fomente un putsch contre son cousin et devient le deuxième président de Centrafrique.

Devenu Président, Bokassa se souvient alors de sa fille et de son épouse qu’il avait abandonné au Vietnam. Il demande aux autorités françaises de les retrouver. Une métisse qui avait flairé le bon coup avec ses parents, se fait appeler Martine Bokassa et dit être la fille du nouveau président. Tout le monde tombe dans le panneau.

Une grande cérémonie est organisée pour marquer les retrouvailles entre Bokassa et sa fille. Tous les diplomates sont présents. L’émotion est à son comble. Les journaux du monde entier s’en font l’écho.

Bokassa découvre la supercherie et fait arrêter la fausse « Martine » ; selon lui, c’est une espionne de la France. Ayant appris cela, à Saigon au Vietnam ; 16 autres jeunes filles vont se faire connaître et réclame toutes être des « Martine », filles de Bokassa. A cette époque, les tests de paternité n’existaient pas encore. Bokassa ne sait plus où donner de la tête. Il ne reconnaît pas avoir eu 17 enfants du même âge au Vietman.

Un crime n’étant jamais parfait, la mère de la vraie Martine découvre la supercherie en lisant la presse.

Avec l’aide de plusieurs journalistes, la vraie Martine et sa mère parviennent à joindre le président Bokassa au téléphone. Hué, lui rappelle comment il s’est cassé un petit doigt à moto, à Saigon.

Elle lui donne des détails sur leur intimité. Elle montre des photos où elle est prise aux côtés de Bokassa notamment lorsque celui-ci, blessé, reposait dans un hôpital à Saigon en 1953.

Les arguments sont imparables. Fou de rage, le président centrafricain s’avoue humilier, prétend que les Français ont glissé une espionne au palais.

En 1970, la petite dame vietnamienne et sa fille quittent la pauvreté des faubourgs de Saigon au Vietnam pour atterrir au palais de Bangui avec tous les honneurs. Un véritable conte de fée.

Avec le temps Bokassa se calme et décide d’adopter la fausse Martine le 22 février 1971, à l’occasion de son 50e anniversaire. La vraie Martine est surnommée "Martine Kota" parce qu’elle était légèrement plus grande que l’autre qui devient "Martine Keté" ou la "fausse Martine".

Bokassa proclame que tout centrafricain d’origine peut demander la main de ses filles. Le premier à se manifester est le jeune médecin Jean-Bruno Dédéavodé. Les fiançailles des deux jeunes gens, célébrés à Bérengo le 15 juillet 1972 sont suivies en octobre de celles de la "fausse Martine" avec Fidèle Obrou. En effet, la vraie Martine se marie le jour de ses 20 ans et a pour parrains le président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, et le roi du Maroc, Hassan II.

Elle se mue en femme d’affaires prospère. Elle ouvre un premier restaurant vietnamien, puis une station d’essence et de gaz. Une vraie femme d’affaires qui a le sens du business.

Le 3 février 1976, Fidèle Obrou, l’époux de la fausse Martine tente d’assassiner Bokassa à l’aéroport de Bangui. Mais la gr***de jetée aux pieds de Bokassa n’explose pas.

Je raconterai cela au prochain épisode : comment Bokassa a fait fusiller Fidèle Obrou , l’époux de la fausse Martine avec sa famille, comment Bokassa a assassiné le nouveau-né de la fausse Martine, comment Bokassa a assassiné la fausse Martine, comment la vraie martine a quitté la Centrafrique pour refaire sa vie avec un Camerounais.

LES FEMMES DE MILICIENS EN OUBANGUI 1925 🇨🇫
10/10/2025

LES FEMMES DE MILICIENS EN OUBANGUI
1925 🇨🇫

09/10/2025

Quelque part en province.
Mais qui a chanté cette chanson ☝️😅

LA FIN TRAGIQUE DE LA FAUSSE VRAIE FILLE (FAUSSE MARTINE) DE BOKASSALe 3 février 1976, Bokassa se rend à l’aéroport de B...
09/10/2025

LA FIN TRAGIQUE DE LA FAUSSE VRAIE FILLE (FAUSSE MARTINE) DE BOKASSA

Le 3 février 1976, Bokassa se rend à l’aéroport de Bangui pour accueillir un chef d’État étranger. Un groupe de tireurs tente de l’abattre, mais il en sort indemne. L’attentat est rapidement attribué à des opposants politiques, sans enquête approfondie.

La réaction de Bokassa est immédiate et sa.ngla.nte : arr.estations massives, to.rtures et ex.écutions so.mmaires. Beaucoup de ceux qui étaient accusés de complicité dans le co.mplot ont dis.paru sans procès.

Des sources (dont le rapport d’Amnesty International de l’époque) confirment que des familles entières ont été ex.écutées sur simple soupçon, ce qui reflète la br.utalité du régime.

Des témoignages d’anciens proches (dont certains recueillis après sa chute en 1979) évoquent affirme que, Fidèle Obrou : présenté comme l’époux de la “fausse Martine accusé d’avoir été impliqué dans la tent.ative d’ass.assinat a été fu. sillé avec plusieurs membres de sa famille sur ordre direct de Bokassa.

Les récits les plus sombres racontent que Bokassa aurait ordonné la mi.se à m.ort du nouveau-né de la fausse Martine, considérant qu’“un en.fant de tra.îtres ne devait pas vi.vre”.

La fausse Martine : arr.êtée et ex.écutée peu après serait mo. rte dans des conditions atroces, présentées comme un exemple pour dissuader tout complot futur.

La vraie Martine : une femme différente, souvent identifiée comme une ancienne compagne de Bokassa. Craignant pour sa vie à cause de la confusion autour de son nom, elle quitte discrètement la Centrafrique. Selon plusieurs témoignages, elle s’installe au Cameroun où elle refait sa vie avec un homme camerounais.

Ces détails proviennent surtout de mémoires, récits de témoins après la chute de l’empereur, plus que de documents historiques solides.

Chaque matin, elle enfile sa petite robe propre, ajuste son sac sur le dos et marche avec ses amis vers l’école. 👧✨Mais ...
08/10/2025

Chaque matin, elle enfile sa petite robe propre, ajuste son sac sur le dos et marche avec ses amis vers l’école. 👧✨
Mais quand elle arrive devant la classe… elle reste dehors. 😔
Ses parents n’ont pas assez d’argent pour payer l’inscription. 💔💸

Alors, elle s’assoit sur le petit banc de bois, le cœur plein d’espoir, et écoute à travers la porte. 👂📚
Les voix des enseignants deviennent sa musique, les mots des livres deviennent ses rêves. 🌟
Elle apprend en silence, avec une détermination que personne ne voit, sauf peut-être son avenir. ✨💪

Elle veut étudier. Elle veut réussir. Elle croit en demain, même quand aujourd’hui est difficile. 🌈💖

Parce qu’une fille qui rêve ne devrait jamais être arrêtée par ce que son monde peut lui donner… mais par ce qu’elle est prête à se battre pour atteindre. 🕊️💫

LE PEUPLE SARA, PHOTO 📷 1950Les Sara sont un groupe ethnique centrafricain et tchadien, dont l'histoire remonte aux migr...
08/10/2025

LE PEUPLE SARA, PHOTO 📷
1950

Les Sara sont un groupe ethnique centrafricain et tchadien, dont l'histoire remonte aux migrations nilotiques et qui est connu pour ses langues « sara-bongo-baguirmiennes » et une culture ancrée dans la savane. Ils constituent une importante population en République centrafricaine, où ils sont établis notamment dans le nord, et sont représentés par plusieurs tribus, comme les Sara-Kabba et les Sara-Mbai.
Origines et Migrations
Origines lointaines : Les Sara sont considérés comme les descendants des « saos » et auraient des origines dans la vallée du Nil, plus précisément en Nubie.
Mouvements migratoires : Des migrations vers le sud-ouest du Tchad et le nord de la Centrafrique ont eu lieu, souvent liées aux déplacements des peuples Kenga et Baguirmi, notamment après des bouleversements politiques au Soudan au XVIe siècle.
Langues et Cultures
Langues sara-bongo-baguirmiennes : Le groupe Sara est associé aux langues de la famille « sara-bongo-baguirmiennes », qui sont parlées dans plusieurs régions d'Afrique centrale, comme le sud du Tchad et le nord de la Centrafrique.
Diversité linguistique : Au sein du groupe Sara, il existe plusieurs langues et dialectes, dont le Sara ngambay, le Sara mbay et le Kabba.
Cosmogonie et traditions : La culture Sara est caractérisée par des traits culturels, des traditions et des cosmogonies communs, issus de leurs racines nilotiques.
Présence en Centrafrique
Situation géographique : Les Sara sont installés dans le nord de la République centrafricaine, sur un territoire qu'ils partagent avec d'autres populations de langue soudanique.
Groupes Sara : Des groupes comme les Sara-Kabba et les Sara-Mbai sont des composantes importantes de cette ethnie en Centrafrique.
Caractéristiques Physiques
Description : Les Sara sont décrits comme un peuple à la taille haute, élancé, puissant dans l'allure et aux traits fins.

07/10/2025

🇨🇫
Retour sur Bangui

⚠️Quand on nous parle de l'importance de la ponctuation, nous voyons ça en rien. Voilà maintenant, on ne sait pas au jus...
06/10/2025

⚠️Quand on nous parle de l'importance de la ponctuation, nous voyons ça en rien.
Voilà maintenant, on ne sait pas au juste qui ne doit pas nager : Les crocodiles ou bien les hommes ? 🤷🏾‍♂️

YAKOMA DE CENTRAFRIQUE 🌹🌹🌹Les Yakoma sont un groupe ethnique de la République centrafricaine (RCA) qui représente 4 % de...
04/10/2025

YAKOMA DE CENTRAFRIQUE 🌹🌹🌹

Les Yakoma sont un groupe ethnique de la République centrafricaine (RCA) qui représente 4 % de la population du pays. 10 000 personnes résident également en République démocratique du Congo .

Ils ont donné leur nom à la ville de Yakoma, au confluent des rivières Welle et Mbobou, et ont fourni les terres du poste français des Abiras, première capitale de l'Oubangui-Chari, ancêtre de l'actuelle RCA. Les Yakoma sont bantous, mais parlent un dialecte distinct (aussi appelé Yakoma), proche du sango.

Les Yakoma font partie du peuple de langue bantoue et sont apparentés aux Ngbandi de République centrafricaine et de RD Congo. La dague Yakoma se distingue par sa lame épaisse et lourde, aiguisée sur tout son pourtour, son manche en bois cerclé de bandes d'acier et de laiton, et son pommeau recouvert de laiton."

SUR SUGGESTION DE Hélène B-Carter's
LE PEUPLE YAKOMA DE CENTRAFRIQUE
photos des hommes 1911

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