20/11/2025
Congo Central😞😞
Congo Central, c’est ma terre.
C’est mon sang.
C’est mon souffle.
C’est l’endroit où mes yeux se sont ouverts au monde, où mes premiers rêves ont pris forme, où mes premières douleurs ont laissé des cicatrices.
Cette province a vu naître des hommes grands, dignes, courageux.
Des hommes qui ont porté haut les couleurs du Congo, de l’Afrique, du monde.
Des figures qui ont marché avec dignité : Simon Kimbangu, Zalapanda, Kengelufuma, Papa Mpadi,Ne Muanda nsemi, Maman Muilu,Papa Kasa-Vubu…
Des hommes et des femmes qui ont donné à cette province une âme, une lumière, une identité.
Mais aujourd’hui…
Aujourd’hui, lorsque je regarde le Congo Central, j’ai mal😭
Un mal qui serre la poitrine.
Un mal qui mouille les yeux.
Parce que je me demande :
Qu’est-ce que nous sommes devenus ?
Qu’est-ce que nous faisons de cette terre qui a tant donné ?
Depuis des années, notre province est noyée dans des conflits qui n’ont pas de sens.
Pas des conflits de vision, pas des conflits d’idées…
Non.
Des conflits d’ego.
Des conflits d’intérêts personnels.
Chacun veut le pouvoir.
Pas pour servir, mais pour se servir.
Et pendant que certains se battent pour leurs propres poches, la province, elle, agonise en silence.
On entend 🧏♂️:
« Je ferai mieux qu’eux… »
« Nous ferons mieux que ceux qui prétendent faire mieux… »
Et à la fin, personne ne fait mieux.
Personne ne guérit la province.
Personne ne pense au peuple.
Et c’est là que nous, les journalistes, nous devrions entrer.
Nous, qui avons la parole.
Nous, qui avons l’œil.
Nous, qui avons le devoir.
Le devoir de dire ce qui est vrai, même quand ça dérange.
Le devoir d’avertir, de protéger, d’éclairer.
Mais qu’avons-nous fait ?
Qu’avons-nous laissé arriver ?
Nous sommes devenus des atalaku, des porte-voix d’intérêts individuels.
Nous sommes devenus des animateurs de division, des complices silencieux, des instruments dociles entre les mains de ceux qui nous nourrissent.
Nous sommes devenus, parfois, les ombres de notre propre profession.
Je ne vous condamne pas.
Je comprends que la vie est dure.
Je comprends que chacun cherche à survivre.
Mais je vous appelle, aujourd’hui…
Je vous appelle à écouter👂votre conscience.
À vous rappeler pourquoi vous avez choisi ce métier.
À vous rappeler que la vérité, ce n’est pas un luxe.
C’est un devoir.
Les émissions à buzz, les insultes, les querelles fabriquées, ça amuse.
Ça crée des vues, ça fait du bruit
Mais ça ne guérit rien.
Ça ne construit rien.
Ça ne protège personne.
Où est ton rôle, journaliste ?
Pourquoi es-tu là ?
Pour qui parles-tu ?
Moi, je regarde ma ville, Matadi puisque je ne peux être partout à la fois,
Une ville entourée d’eau, mais qui manque d’eau potable.
Une ville capable, mais qui souffre d’électricité.
Une ville vivante, mais rongée par l’insécurité.
Une ville debout, mais fatiguée.
Et pendant que la population souffre, qu’entendons-nous ?
Des accusations.
Des règlements de comptes.
Des scandales.
Oui, untel a volé.
Mais après ?
Que faisons-nous pour que cela ne se reproduise plus ?
Quelle solution apportons-nous pour protéger le futur ?
Voilà les vraies questions.
Notre mission n’est pas d’ajouter du bruit.
Notre mission est d’apporter de la lumière.
Congo Central souffre.
Matadi souffre.
Notre peuple souffre.
Et si nous ne changeons pas, si nous ne nous relevons pas, si nous ne reprenons pas notre place…
Qui le fera pour nous ?
Qui parlera pour ceux qui n’ont pas de voix ?
Qui défendra cette terre qui nous a tout donné ?
Voilà de interrogations dignes d'intérêt chers journalistes........
OH DÉSOLÉ JE FAIS LA MORALE À PERSONNES CAR NOUS SOMMES TOUS LIBRES DES NOS CHOIX.....