27/07/2025
Ils vécurent heureux…
Ils vécurent heureux…
C’est ce que dit l’histoire,
Mais personne ne parle des silences du soir,
Des regards éteints quand l’espoir se retire,
De deux cœurs qui battent… mais cessent de s’entendre.
J’ai tout donné, à l’envers du monde,
Brûlé mes ailes pour t’offrir une seconde,
Prié les cieux, défié le temps,
Pour un "nous" qui valait tous les serments.
On s’est aimés comme on se noie,
Avec la rage, avec la foi,
Les mains pleines de promesses,
Les nuits pleines de tendresse,
Et pourtant…
La fin est venue sans bruit,
Comme une pluie dans un désert endormi,
J’ai vu ton dos s’éloigner dans la brume,
Et mes rêves fondre à la lune.
Tu fus mon tout, ma raison, mon cri,
J’aurais tout vécu, même l’oubli,
Pour une minute de plus dans tes bras,
Pour une larme que tu ne retiendrais pas.
Mais l’amour, parfois, c’est cruel et droit,
Il ne s’explique pas, il s’en va.
Et ceux qui restent, le cœur en poussière,
Portent le souvenir comme une prière.
Ils vécurent heureux…
C’est ce qu’on écrit à la fin du livre,
Mais la vérité, c’est que j’apprends à survivre,
Avec ton nom gravé sur mes silences,
Et l’écho d’un "je t’aime" en absence.
Larantha