The Better Art Services

The Better Art Services Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de The Better Art Services, Centre culturel, Bukavu.

THE BASE : Better_Art_Services

Construire une génération de jeunes artistes libres, autonomes et prospères, capables de vivre dignement de leur talent et de contribuer au développement de leur communauté.

04/02/2026

Interprétation du texte : « Ne pense pas trop » de Lwebula Walumona dit L'infini 367

Ne pense pas trop !

Écoute-la parler, regarde-le bien faire
Mais ne te presse pas à croire en aucun cas.
Au matin le soleil frappe moins fort la terre
Cependant en plein centre, il fait d'elle son en-cas.
Hélas !

Ne pense pas trop, vis cet instant s'il te semble
Bien, quand le cœur ne fait qu'encore profiter.
Quoique même au début un mal ne se ressemble
Mais, après tout, chacun a son tour de quitter...
Ce monde.

Sois prudent, prends ton temps, l'avenir est le reste.
Personne ne connait ce qu'il porte en son sein !
Fais ceci, ne fait pas celà ; mais tout empeste...
Que l'autre, chaque humain est autant assassin.
Aucun n'est parfait.

Ne pense pas trop, suis cette voie éphémère
« Exister » jusqu'au bout qu'importe le combat.
Vis chacun de tes temps, car rien ne se diffère
Mauvais ou bon, c'est nib devant un cœur qui bat.
L'espoir fait vivre...

:

Ce texte a une gravité calme, presque une sagesse désabusée, et il parle comme quelqu’un qui a vu, observé, et appris à se méfier sans pour autant renoncer à vivre.

:

Le poème est une méditation sur la prudence, le doute et l’existence. Il met en tension deux élans humains opposés :

1. Se méfier du monde et des hommes, continuer à vivre pleinement malgré tout.

2. Il invite le lecteur à regarder, écouter, observer… mais sans croire trop vite, sans naïveté.



1. L’illusion des apparences

« Écoute-la parler, regarde-le bien faire / Mais ne te presse pas à le croire » :
La parole et l’action peuvent séduire, convaincre, tromper. Il rappelle que les apparences sont traîtresses comme le soleil du matin qui semble doux mais devient brûlant au zénith.

N.b : Ce qui réchauffe peut aussi consumer.

2. L’instant et sa fragilité

« Ne pense pas trop, vis cet instant » :
Il valorise le présent, mais sans idéalisme aveugle. Même ce qui commence bien peut cacher un mal futur. L’idée de la mort (« chacun a son tour de quitter ce monde ») plane, rappelant que tout est provisoire.

3. Une vision sombre mais lucide de l’humanité

« Chaque humain est autant assassin »
Ici, l’« assassin » n’est pas forcément littéral :
C’est celui qui blesse, trahit, détruit par ses choix, parfois sans le vouloir.

N.b : Aucun n’est pur, quidam n’est totalement innocent.

4. Exister malgré tout

« Exister jusqu’au bout qu’importe le combat » :
Malgré la méfiance, malgré la noirceur, il refuse le renoncement.
Vivre reste un acte de résistance.
Le bien et le mal deviennent presque secondaires face à une vérité plus simple.

N.b : un cœur qui bat veut vivre.

5. La conclusion : l’espoir

« L’espoir fait vivre… »
Tout le poème semble tourner autour de cette dernière phrase. Après le doute, la prudence, le pessimisme lucide, l’espoir reste le moteur, fragile mais indispensable.

En résumé le texte dit :
Le monde est trompeur, l’humain est imparfait et dangereux, la vie est brève et incertaine, mais vivre reste nécessaire, espérer est vital.

C’est un poème philosophique, existentiel, à la frontière entre désillusion et foi en la vie.
On y sent une maturité, une voix qui ne prêche pas, mais avertit et accompagne.

La base de L'infinité ♾️

Call now to connect with business.

Interprétation du duo « Mère » de L'infini 367  et Zeba Mohlez Sam Débutons avec la partie de L'infini  pour ce soir... ...
16/12/2025

Interprétation du duo « Mère » de L'infini 367 et Zeba Mohlez Sam
Débutons avec la partie de L'infini pour ce soir...

Titre : « Mère »

Après Dieu dans les airs, c’est toi sur cette terre.
« Maman », un nom puissant, un être merveilleux !
Toi dont le grand renom ne s’est jamais fait taire
Depuis très, très longtemps, toujours si sourcilleux.

Comme le roi David, permets-moi de t’écrire
Ces versets pleins d’amour, encenser tes records.
C’est pourquoi l’univers t’aime fort et t’admire
Car ce monde est venu de ton sain et beau corps.

Je ne te bénirai jamais trop ! Car les phrases,
J’en aurai presque plus pour pouvoir t’élever.
Je sais que tu n’es pas qu’hormis des périphrases
Car parfois, sans aimer, tu te laisses braver !

Je prie, et sans relâche, à Dieu, ton congénère
De veiller sur toi, mère, et de te secourir !
Parce que c’est vous deux que la terre vénère,
Donc c’est lui seul qui peut te garder, te couvrir.

J’aimerais bien te voir toujours si bien portante
Afin de contempler ton amour jours et nuits !
T’avoir à mes côtés, demeurer sous ta tente…
Mais quel très bon refuge à gauchir les ennuis !



Ce poème est avant tout une ode sacrée à la mère, élevée au rang d’être presque divin. Dès le premier vers, le locuteur établit une hiérarchie symbolique :

Dieu règne dans les airs, tandis que la mère gouverne la terre. Cette mise en parallèle ne vise pas à rivaliser avec le divin, mais à souligner que la mère est le relais concret de Dieu parmi les hommes, celle par qui la vie prend forme.

Le mot « Maman », isolé et mis en valeur, devient plus qu’un simple nom : il incarne la puissance affective et morale, une source de respect universel et intemporel. Sa renommée « qui ne s’est jamais fait taire » traduit la permanence de son influence et la mémoire vivante de ses sacrifices.

L’allusion au roi David inscrit le poème dans une tradition biblique : comme les psaumes, ces vers sont une prière chantée, un acte de louange. Le poète se fait humble scribe, conscient que le langage humain est insuffisant pour dire pleinement la grandeur maternelle. D’où l’aveu d’impuissance : même une infinité de phrases ne suffirait pas à « l’élever ».

La mère est également présentée comme origine du monde : « ce monde est venu de ton saint et beau corps ». Cette image sacralise la maternité, transformant l’acte de donner la vie en geste fondateur, presque cosmique. Elle rappelle que toute humanité prend racine dans le ventre maternel.

Le poème n’idéalise pas naïvement : il reconnaît aussi la complexité humaine de la mère, capable de fermeté, parfois blessante, mais jamais dépourvue d’amour. Cette nuance renforce la sincérité du texte : l’amour filial n’est pas aveugle, il est lucide et profond.

La prière finale adresse à Dieu une demande de protection. La mère, pourtant élevée si haut, demeure fragile face au temps et aux épreuves. Le poète confie donc celle qu’il vénère au seul pouvoir capable de la préserver. Dieu et la mère deviennent ainsi les deux piliers sacrés de l’existence : l’un céleste, l’autre terrestre.

Enfin, le dernier mouvement du poème exprime un désir intime : garder la mère en bonne santé, la conserver comme refuge affectif, « tente » protectrice contre les ennuis du monde. L’image finale suggère que, même adulte, le poète demeure un enfant cherchant abri et paix auprès de celle qui lui a donné la vie.



Ce texte est un chant d’amour, de reconnaissance et de prière, où la mère est à la fois femme, origine, refuge et médiatrice du divin. Il affirme que l’amour maternel est l’une des formes les plus pures et les plus sacrées de l’existence humaine.

Bonne soirée à vous
La base de L'infinité ♾️

Interprétation du slam «   » du Faiseur des Vers Lwebula Walumona dit L'infini 367 Le Slam en question : https://www.fac...
18/11/2025

Interprétation du slam « » du Faiseur des Vers Lwebula Walumona dit L'infini 367

Le Slam en question : https://www.facebook.com/share/p/1ANaC2xrrR/

:

Ce slam est un cri de détresse, une parole poétique qui donne une voix à Songo, un lieu symbolique — probablement un quartier, une avenue, un ravin ou un espace de la ville d’Uvira frappé par les érosions — mais qui est ici humanisé et présenté comme un être vivant.

1. SONGO : un personnage-métaphore : Songo n’est pas seulement un endroit ; c’est le peuple, la terre, le quartier, la communauté.
Le slam le présente comme quelqu’un qui : crie, mais personne ne l’entend, souffre, mais personne ne le voit, attend de l’aide, mais reste invisible. C’est une métaphore forte : Uvira souffre en silence, malgré l’évidence de ses problèmes.

2. Le rocher qui s’effondre : une image des érosions et du danger permanent. Le texte décrit un rocher qui s’ouvre, s’écroule et s’agrandit, évoquant : L'érosion, les glissements de terrain, la destruction progressive du sol, la menace d’un désastre imminent.
La référence à “Rubota” devenue « une poubelle » renforce l’idée d’une dégradation totale : ce qui était un passage solide, utile, est maintenant un lieu d’abandon et de saleté.

3. Un territoire qui perd ses habitants, ses maisons, son avenir. Il évoque : des morts, des pertes matérielles, des familles dispersées, des maisons détruites. Songo est mis à nu, vulnérable, comme une personne qui a été dépouillée de tout.
Il ne vit pas, il survit : une différence qui traduit la misère profonde.

4. Le silence des autorités : le cœur du message
Le slam dénonce avec intensité : les chefs d’avenue, les chefs de quartier, le bourgmestre, le maire, le gouverneur, les députés provinciaux et nationaux. Tous sont présents, existent, ont des fonctions, mais n’agissent pas.

La question rhétorique frappe : « Seriez-vous tous devenus aveugles, sourds ou muets ? »
C’est une accusation directe : ils voient mais prétendent ne pas voir, ils entendent mais prétendent ne pas entendre.

5. La dénonciation de la politique-spectacle

Le poète expose la stratégie politique classique : attendre les propagandes, revenir avec des promesses vides, distribuer des dons symboliques (riz, haricots, chapeaux, tricots),
manipuler la population pour obtenir des votes. Il appelle cela « votre ultime stratagème », un piège répétitif.

6. Un cri final : le peuple est fatigué

Les "Songolais", qui représentent les habitants de Songo et d’Uvira, en ont assez : assez de souffrir, assez du silence, assez des mensonges politiques, assez de survivre au lieu de vivre.

Ce cri clôt le slam comme une alerte, une mise en garde :
si rien ne change, les choses empireront.


La base de L'infinité ♾️

SONGO crie assez fortMais dommage, il est dans un désert !Personne ne l'entend, personne ne voitTout ce qui le démange d...
17/11/2025

SONGO crie assez fort
Mais dommage, il est dans un désert !
Personne ne l'entend, personne ne voit
Tout ce qui le démange depuis longtemps.

Son rocher ne cesse de s’ouvrir, de s’écrouler
Et de s’agrandir comme si le dieu des enfers
Pouvait sortir de dessous notre bonne passerelle « RUBOTA » aujourd’hui « une poubelle », « demeure de germes ».

Qui ignore combien il souffre ?
Qui ignore combien il a souffert des érosions de chaque saison, causées par ces pluies dévastatrices ?

Il a connu des pertes humaines, des pertes matérielles, au point qu’il n’a plus de portes
ni même de gamins pour assurer son lendemain.

Il est resté tout nu, abandonné et délaissé
Sous un ciel ouvert, sans dons ni subventions.
Combattant vents et intempéries, il ne vit pas, il survit…

Pourtant, à Uvira :
Une ville avec des chefs d’avenue,
Des chefs de quartier, un bourgmestre, un maire,
Un gouverneur, des députés provinciaux et nationaux, mais tous silencieux
Certains tout en étant ici chez eux, et les autres sous d’autres cieux.

Quel serait donc le problème ?
Seriez-vous tous devenus aveugles,
Sourds ou muets, pour qu’aucun de vous
Ne puisse hurler au-dessus des monts,
Dire tout haut ces maux pour que ce gouvernement l’entende, le voie et le sache ?

Ou bien attendez-vous ce rendez-vous :
« les propagandes »...
Revenir avec des promesses ?
Venir nous ba**er encore une fois de plus
Les yeux avec vos sacs de riz, d’haricots,
Des chapeaux et des tricots,
« Votre ultime stratagème ».

Les Songolais se meurent, ils en ont déjà assez !

À suivre...



📸 Perpétue
La base de L'infinité ♾️

26/10/2025

Interprétation du poème " Sans vouloir rester " de Lwebula Walumona

Le poème " " de Lwebula Walumona exprime le désenchantement amoureux d’un cœur qui a trop aimé et qui, épuisé, décide de ne plus retomber dans cette « ivresse ». Le « je » poétique parle à son propre cœur — ou à son sein — comme pour lui dire : cesse de vouloir aimer encore, car aimer sans retour ne produit que douleur. C’est une bataille entre le désir de sentir et la raison de se protéger.

Analyse approfondie strophe par strophe :



[ Jamais je n'aimerais encore ! Ô mon sein, cesse
De vouloir succomber toujours dans cette ivresse !
L'amour fait taire, où même est là cette douleur,
Aimer sans être aimé n'est que maux, et pas fleur
Donc je suis pour servir, sans à le caresser. ]

Ici, le poète refuse de retomber amoureux. L’amour est comparé à une ivresse trompeuse — douce mais destructrice.
La phrase « Aimer sans être aimé n’est que maux, et pas fleur » montre que l’amour non réciproque ne donne rien de beau. Il y a aussi une résignation : « servir sans à le caresser » suggère qu’il continuera peut-être à aimer, mais sans passion, sans illusion.



[ Contre ces souvenirs, le temps ne fait presser
Les bras. Que mon printemps passe des fois sous terre.
Je ne sais plus aimer ; je ne sais plus me taire
Aussi. Que mon amour là, n'a plus de pouvoir
Oh ! qu'il est sans saison, sans culte, c'est sans voir. ]

Le poète parle du poids des souvenirs : le temps n’efface pas les blessures.
L’image du printemps qui passe sous terre symbolise la mort des sentiments, la jeunesse ou la passion enterrée.
Il ne sait « plus aimer » ni « se taire » : c’est la confusion entre le besoin de parler et l’incapacité d’aimer encore.
L’amour ici est sans saison, sans éclat — il est devenu aveugle, sans foi ni lumière.



[Que faire ? Le malheur veut toujours m'avoir, même
Rester sans s'adoucir, et veut qu'aussi je l'aime ! ]

Cette strophe est une plaintive révolte :
Le malheur semble s’attacher à lui, comme un amour tordu.
Il est prisonnier d’une douleur qu’il n’arrive pas à haïr totalement.
Cette idée d’« aimer son malheur » est très forte : elle montre une addiction à la souffrance, ou du moins une familiarité avec elle.



[ Ô douleur ! Et ce cœur t'a plus servi. Donc, passe
Et glisse à cet amour d'ange aussi cette place ! ]

Le poète s’adresse directement à la douleur pour lui dire adieu.
Il veut lui retirer la place qu’elle occupait dans son cœur et la donner à un amour d’ange — c’est-à-dire un amour pur, spirituel, sans souffrance.
C’est donc une libération finale, une élévation après la désillusion.


La base de L'infinité ♾️

Call now to connect with business.

25/10/2025

Comme la confiance n'exclut pas la méfiance
L'élégance n'exclut pas l'apparence non plus

Yves Murhl Baly

Adresse

Bukavu

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 17:00
Samedi 09:00 - 17:00
Dimanche 09:00 - 17:00

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque The Better Art Services publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager