29/04/2026
Bonjour,
En 2015, lorsque ton fils a été hospitalisé après l’évaluation du psychiatre d’une clinique PEP, tu étais ébranlée. Le psychiatre a évalué que ton fils pouvait représenter un danger pour son entourage. Tu savais qu’il était méfiant envers ses voisins, qu’il ressentait des ondes envoyées dans son corps et à travers son ordinateur. Tu étais inquiète des trous qu’il faisait dans les murs et le plafond de son appartement.
Lors des visites à l’hôpital, tu trouvais difficile de voir la souffrance dans ses yeux et tu espérais un retour rapide. Selon l’évaluation, la possibilité qu’il pose un geste d’autodéfense aurait pu entraîner des conséquences désastreuses. Tu aurais été triste qu’il agresse quelqu’un en pensant se protéger.
Tu travaillais comme assistante-chef en microbiologie et tu étais loin de te douter du chemin que tu allais parcourir. Tu as suivi plusieurs formations en lien avec la santé mentale et la dépendance. Tu as participé à des groupes d’entraide et à un panel sur le rôle des proches aidants en santé mentale. Ces expériences ont contribué à développer ton intérêt pour la relation d’aide.
Tu as pris ta retraite du laboratoire et postulé comme paire aidante famille (PAF) dans un organisme communautaire de ta région. Tu as suivi la formation de l’AQRP et accompagné des familles vers le rétablissement. Maintenant, tu travailles dans deux cliniques PEP et tu t’impliques dans des projets de recherche en lien avec le rôle des proches aidants en santé mentale. Toi et ton fils vous rétablissez chacun à votre rythme et à votre façon.
Bref, tu es heureuse de partager ton vécu et ainsi normaliser les émotions ressenties par les proches. Tu as trouvé un emploi qui correspond à tes attentes et à ton besoin de te sentir utile. Je te souhaite une belle continuité et de prendre du temps pour toi.
Je t’aime!