06/01/2026
Ce n'est pas la soirée que ces fleurs célèbrent. C'est tout ce qui l'a précédée.
Ce week-end, j'ai quitté la Place des Arts avec ce bouquet dans les bras et quelque chose de difficile à nommer dans la poitrine; ce mélange de fierté, d'épuisement et de gratitude qu'on ne peut pas vraiment expliquer à ceux qui n'ont pas traversé la tempête avec vous.
Mais ces moments de triomphe ont cette qualité rare : ils rendent le chemin visible.
Pendant les applaudissements, je ne voyais pas la scène. Je revoyais les versions du texte abandonnées, les accessoires repensés vingt fois, les gestes répétés jusqu'à ce qu'ils semblent naturels. Sur scène, je donne l'impression de transformer la réalité d'un claquement de doigts. La vérité, c'est que le seul vrai pouvoir que mon équipe et moi possédons, c'est celui d'avoir gardé notre enthousiasme en allant d'un échec à l'autre.
Churchill le disait mieux que moi : « Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. »
Si vous traversez en ce moment quelque chose de difficile, je vous dis ceci : vous n'êtes pas dans un creux. Vous êtes sur un chantier.
Le succès ne se construit pas sur du solide. Il se construit sur les ruines… et c'est précisément ce qui le rend réel.
Merci à ceux et celles qui ont traversé la tempête dans la chaloupe avec Josélito Michaud, Stéphane Bourgoin et moi : Jean-Philippe Goncalves, Marc-André Labelle, Jean-Philippe Morin, André Leroux, Charles Leblanc, Nicolas Jarret, Caroline Petrement, Étienne Boilard, Yasmeena Michaud, Samer Yeyah, Louis Morneau, Maxwell Soar, Cami Otani-Frigon, Éric Nault, Didier Lachance et Silent Partner.
Photo: Josélito Michaud