04/08/2026
Et si dire d'une personne qu'elle est un clown devenait un compliment?
C'est une expression qu'on voit souvent dans les médias pour parler de quelqu'un qui est irrespectueux de l'ordre établi et qui fait à sa tête. C'est souvent utilisé comme insulte ☹️
Et si on décortiquait ça?
Le clown, dans sa forme la plus pure, n'est pas un personnage ridicule. C'est un personnage courageux.
Il ose se montrer imparfait. Il trébuche, il échoue, il se relève et il rit de lui-même avant que quiconque ait eu le temps de le faire à sa place. Cette capacité à s'exposer en toute vulnérabilité, à accueillir l'imprévu avec légèreté plutôt qu'avec défense, c'est une compétence rare et profondément humaine.
Les clowns thérapeutiques le voient chaque jour dans leur pratique : ce n'est pas la blague qui crée la connexion. C'est la vulnérabilité. C'est le moment où le clown dit, sans dire un mot : moi aussi, je suis imparfait — et c'est correct.
Alors oui, « faire son clown », au fond, ça veut peut-être dire : oser être soi, même quand c'est maladroit. Surtout quand c'est maladroit.
Il y a des gens qui font ça avec brio tous les jours dans les couloirs d'hôpitaux, dans les résidences pour aînés, dans les communautés qui ont besoin d'un peu de légèreté. Ils le font aussi sur scène, pour offrir un moment libérateur aux spectateur(trice)s - d'ailleurs, rire nous fait littéralement libérer des endorphines, un antistress naturel et essentiel pour la survie!
Ce sont des clowns. Et oui, on trouve que c'est tout un compliment 🙂