Les Contes d'Afrique

Les Contes d'Afrique Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Les Contes d'Afrique, Art, Tchaourou.
(8)

Cette page est dédiée à la sagesse africaine transmise par les contes, les légendes et les histoires de nos traditions.
À travers chaque récit, nous partageons des leçons de vie sur le respect, l’humilité, le courage, la patience...

CONTE : Le poids invisible de KandoDans un village entouré de grands baobabs, vivait un jeune homme nommé Kando. Travail...
22/04/2026

CONTE : Le poids invisible de Kando

Dans un village entouré de grands baobabs, vivait un jeune homme nommé Kando. Travailleur et respecté, il était connu pour sa force et son courage. Mais au fond de lui, Kando cachait un secret qu’il n’osait avouer à personne.
Un soir de marché, alors que la foule était dense, Kando aperçut une petite bourse remplie de pièces d’or tomber du pagne d’un vieil homme. Il regarda autour de lui… personne ne semblait avoir vu. Sans réfléchir longtemps, il ramassa la bourse et la glissa sous sa tunique.
« Personne ne saura », murmura-t-il.
Mais dès ce jour, quelque chose changea.
La nuit, Kando ne dormait plus. Il entendait dans le silence une voix douce mais persistante :
« Ce qui ne t’appartient pas te brûlera… »
Le jour, ses forces diminuaient. Lui qui soulevait des sacs de mil sans effort se sentait désormais écrasé, comme si un poids invisible reposait sur ses épaules. Les anciens du village, inquiets, vinrent le voir.
— Kando, quel mal te ronge ? demanda le doyen.
— Je ne sais pas… je me sens lourd… fatigué… répondit-il en évitant les regards.
Mais la vérité refusait de rester cachée.
Un matin, il croisa le vieil homme du marché. Celui-ci parlait à haute voix :
— J’ai perdu toutes mes économies ce jour-là… c’était pour soigner ma femme malade…
Ces mots frappèrent Kando comme un coup de tonnerre.
Cette nuit-là, il ne supporta plus le poids de son silence. Il prit la bourse, marcha jusqu’à la case du vieil homme, et frappa à la porte.
— Pardonne-moi… dit-il en tombant à genoux. C’est moi qui ai pris ta bourse…
Le vieil homme le regarda longuement, puis prit la bourse en silence.
— Tu m’as fait du mal… mais tu as eu le courage de revenir. Que ton cœur soit désormais léger.
À cet instant, Kando sentit quelque chose quitter ses épaules. Le poids invisible disparut. Il respira profondément, comme s’il renaissait.
Dès le lendemain, il retrouva sa force… et surtout la paix.
Depuis ce jour, les anciens racontent cette histoire aux jeunes du village, en disant :
« La culpabilité est un fardeau que seul le courage de dire la vérité peut enlever. »

Un secret peut sembler léger au début… mais il devient lourd quand le cœur refuse de mentir.

Vaut-il mieux cacher une faute et souffrir en silence… ou l’avouer pour retrouver la paix ?

✍️ OTHNIEL YERIMA

🚨Vôtre Conteur actuellement accidenté J'ai mal 🙈🥹😭
22/04/2026

🚨Vôtre Conteur actuellement accidenté

J'ai mal 🙈🥹😭

CONTE : L’arbre qui enseigne le tempsDans un village entouré de savanes dorées vivait un jeune homme nommé Lamba. Impuls...
21/04/2026

CONTE : L’arbre qui enseigne le temps

Dans un village entouré de savanes dorées vivait un jeune homme nommé Lamba. Impulsif et toujours pressé, il voulait que tout arrive vite : les récoltes, la richesse, le respect des anciens. Pour lui, attendre était une faiblesse.

Un jour, fatigué de sa vie qu’il jugeait trop lente, Lamba alla voir le vieux sage du village. Celui-ci l’écouta en silence, puis lui tendit une petite graine.

« Plante-la derrière ta case, arrose-la chaque jour… et reviens me voir quand elle sera devenue un grand arbre. »

Lamba fronça les sourcils.
« Un arbre ? Mais cela prend des années ! »

Le sage sourit.
« Justement. »

À contrecœur, Lamba planta la graine. Les premiers jours, il arrosa avec énergie. Mais rapidement, rien ne semblait changer. Pas de feuilles, pas de tige visible. Irrité, il creusa même la terre pour vérifier si la graine grandissait. Il ne trouva rien.

« Cette graine est inutile ! » se dit-il.

Pourtant, chaque matin, en passant devant le petit monticule de terre, quelque chose en lui l’empêchait d’abandonner. Il continua d’arroser… un peu moins souvent, mais il continua.

Les semaines devinrent des mois. Puis un matin, une petite pousse verte perça enfin la terre. Lamba fut surpris. Il avait presque oublié la graine.

Les années passèrent. La pousse devint un arbre robuste : un baobab majestueux, aux branches larges comme des bras ouverts. Sous son ombre, les enfants jouaient, les anciens racontaient des histoires, et les voyageurs trouvaient repos.

Un jour, le vieux sage vint s’asseoir sous le baobab avec Lamba.

« Tu vois cet arbre ? » dit-il doucement.
« Oui… il est magnifique », répondit Lamba, humblement.

Le sage continua :
« Pendant tout ce temps où tu pensais que rien ne se passait, la graine travaillait en silence, sous la terre. Elle construisait ses racines. Sans patience, elle n’aurait jamais résisté au vent. »

Lamba baissa la tête. Il comprit alors que tout ce qu’il désirait dans la vie — respect, réussite, sagesse — demandait du temps, comme le baobab.

Depuis ce jour, Lamba devint un homme patient. Et quand les jeunes du village se plaignaient de devoir attendre, il les invitait à s’asseoir sous le baobab… et à écouter le silence.

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Le Prix de la TrahisonDans le village de Zangbé, entouré de terres fertiles et de grands baobabs, vivait un homm...
19/04/2026

CONTE : Le Prix de la Trahison

Dans le village de Zangbé, entouré de terres fertiles et de grands baobabs, vivait un homme nommé Kalo. Il était respecté pour sa force et son intelligence. Le chef du village lui faisait confiance, et les habitants voyaient en lui un futur leader.

Mais dans le cœur de Kalo grandissait une ombre : la soif de richesse.

Un jour, des étrangers arrivèrent aux abords du village. Ils portaient de l’or, des tissus précieux et parlaient avec des promesses séduisantes.

— Aide-nous à entrer dans ton village, dirent-ils à Kalo, et nous te couvrirons d’or.

Kalo hésita. Il pensa à sa famille… puis à l’or brillant entre leurs mains.

Cette nuit-là, il prit une décision.

Il guida les étrangers à travers un passage secret que seuls les initiés connaissaient.

Avant l’aube, Zangbé fut attaqué.

Les cris remplirent la nuit. Les cases brûlaient. Les guerriers tombaient. Des familles furent détruites.

Kalo, caché à l’écart, serrait son sac d’or contre lui. Mais chaque cri qu’il entendait transperçait son cœur.

Au matin, le silence était lourd.

Le chef, blessé mais vivant, fut informé de la trahison.

Kalo fut amené devant lui.

— Pourquoi ? demanda le chef, les yeux remplis de douleur.

Kalo ne pouvait plus soutenir son regard.

— Pour l’or… murmura-t-il.

Le chef secoua la tête.

— Tu as vendu ton peuple pour ce qui ne nourrit pas l’âme. Regarde autour de toi… voilà le vrai prix de ta trahison.

Kalo leva les yeux.

Il vit des corps sans vie. Des mères en pleurs. Des enfants sans abri.

Ses mains tremblèrent. L’or qu’il tenait lui sembla soudain lourd… trop lourd.

— Je ne savais pas que cela irait si loin… dit-il, la voix brisée.

— La trahison commence toujours petite, répondit le chef, mais ses conséquences sont immenses.

Kalo fut banni du village.

Il partit seul, avec son sac d’or. Mais partout où il allait, il n’était plus qu’un homme sans honneur. Personne ne lui faisait confiance. Personne ne voulait de lui.

Avec le temps, son or s’épuisa.

Mais sa honte, elle, resta.

Morale :

La trahison peut apporter des gains rapides, mais elle détruit à jamais la confiance et l’honneur.

CONTE : Le Prix de la DésobéissanceDans un village paisible appelé Kambari, niché entre les collines rouges et les grand...
17/04/2026

CONTE : Le Prix de la Désobéissance

Dans un village paisible appelé Kambari, niché entre les collines rouges et les grands baobabs, vivait un jeune homme nommé Damba. Kambari était connu pour son ordre et sa tranquillité, car tous ses habitants respectaient une règle sacrée : la loi du village, transmise par les ancêtres et gardée par le chef et le conseil des sages.

Au centre du village se trouvait un vieux tambour. On l’appelait le Tambour de la Loi. Chaque fois qu’une règle était rappelée ou qu’une décision importante était prise, on le faisait résonner pour que tous entendent et obéissent.

Mais Damba, lui, trouvait ces règles trop strictes.

— Pourquoi dois-je toujours suivre ce que disent les anciens ? murmurait-il souvent. Je suis libre de faire ce que je veux.

Un jour, malgré l’interdiction formelle, Damba décida d’aller pêcher dans la rivière sacrée, un lieu réservé uniquement aux rituels. Il savait que cela était défendu, mais son orgueil était plus fort que sa raison.

Il lança son filet dans l’eau claire… et attrapa plus de poissons que jamais. Fier de lui, il revint au village en exhibant sa prise.

Les habitants furent choqués.

Le tambour résonna.

Les sages convoquèrent Damba.

— Sais-tu pourquoi cette rivière est interdite ? demanda le plus ancien.

— Ce ne sont que des histoires pour faire peur, répondit Damba avec arrogance.

Le sage soupira.

— Cette loi n’est pas faite pour te priver, mais pour protéger l’équilibre du village. En la brisant, tu n’as pas seulement désobéi… tu as mis tout le monde en danger.

Cette nuit-là, un événement étrange se produisit. La rivière déborda soudainement, inondant les champs et détruisant les récoltes. Les anciens dirent que l’esprit de la rivière avait été offensé.

Le lendemain, Damba vit les dégâts. Des familles pleuraient, des enfants avaient faim.

Son cœur se serra.

Il se rendit devant le Tambour de la Loi, s’agenouilla et dit :

— Je comprends maintenant. La loi n’est pas une chaîne… c’est une protection. Pardonnez-moi.

Les sages acceptèrent son repentir, mais lui confièrent une mission : réparer ce qu’il avait causé. Pendant des semaines, Damba travailla sans relâche pour aider les villageois à reconstruire leurs champs et leurs maisons.

Peu à peu, le village retrouva sa paix.

Et chaque fois que le tambour résonnait, Damba était le premier à écouter.

Morale :
La loi, lorsqu’elle est juste, n’est pas faite pour limiter la liberté, mais pour préserver l’harmonie de tous.

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Le Trône de CendreDans un royaume lointain, entouré de grandes savanes et de baobabs anciens, vivait un jeune ro...
16/04/2026

CONTE : Le Trône de Cendre

Dans un royaume lointain, entouré de grandes savanes et de baobabs anciens, vivait un jeune roi nommé Samba. Il n’était pas né roi, mais le destin l’avait choisi après la mort soudaine de son père.

Au début, Samba était aimé de tous. Il écoutait les anciens, protégeait les faibles et rendait justice avec équité. Le peuple disait :

> « Un roi qui écoute est un roi qui voit loin. »

Mais avec le temps, le pouvoir changea Samba.

Les flatteries des courtisans devinrent son miel quotidien. Il commença à croire qu’il était au-dessus de tous. Il ne consultait plus les sages, et ses décisions devenaient dures, parfois injustes.

Un jour, un vieil homme aveugle nommé Lamba demanda à le voir.

— Que veux-tu, vieil homme ? demanda Samba avec impatience.
— Te rappeler ce que tu étais avant de devenir ce que tu es, répondit calmement Lamba.

Le roi éclata de rire.

— Comment un aveugle peut-il voir ce que je suis ?

Lamba s’approcha lentement et dit : — Parce que moi, je vois avec la vérité, pas avec le pouvoir.

Intrigué malgré lui, Samba accepta d’écouter.

Lamba lui proposa une épreuve : — Pendant trois jours, quitte ton palais et vis comme un simple homme, sans dire que tu es roi.

Curieux et sûr de lui, Samba accepta.

---

Samba entra dans son propre village, déguisé. Il vit un homme pleurer devant sa maison détruite.

— Pourquoi pleures-tu ? demanda Samba.
— Le roi a ordonné la destruction de nos maisons pour agrandir son palais, répondit l’homme.

Le cœur de Samba se serra.

---

Il vit une femme supplier un soldat.

— Mon fils est innocent ! criait-elle.
— Le roi ne veut pas entendre, répondit le soldat.

Samba sentit une lourdeur en lui.

---

Il entendit des enfants jouer… en imitant le roi.

— Je suis le roi ! Je fais ce que je veux ! criait l’un d’eux en poussant les autres.

Les enfants riaient, mais Samba, lui, ne riait plus.

---

Le soir, il retourna voir Lamba, bouleversé.

— Je ne savais pas… murmura-t-il.

Lamba répondit : — Le pouvoir est comme le feu. Il peut réchauffer… ou brûler tout un village.

Samba tomba à genoux.

— Que dois-je faire ?

— Souviens-toi : un roi n’est pas au-dessus de son peuple. Il est au service de son peuple.

---

Le lendemain, Samba convoqua tout le royaume. Il reconnut ses erreurs, répara les injustices et redonna la parole aux sages.

Avec le temps, il redevint un roi juste. Et cette fois, il fit graver sur son trône :

> « Le pouvoir ne révèle pas qui tu es… il révèle ce que tu choisis de devenir. »

Morale :

Le pouvoir est une responsabilité, pas un privilège. Celui qui l’utilise pour lui-même finit seul, mais celui qui s’en sert pour les autres devient éternel dans les cœurs.

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Le gardien qui parlait tropDans un village entouré de baobabs et bercé par le chant du vent, vivait un jeune hom...
14/04/2026

CONTE : Le gardien qui parlait trop

Dans un village entouré de baobabs et bercé par le chant du vent, vivait un jeune homme nommé Kando. Un jour, le chef du village lui confia une mission importante : garder un tambour sacré.

Ce tambour n’était pas comme les autres. Il révélait la vérité sur celui qui le frappait. Mais ce pouvoir devait rester secret pour préserver la paix du village.

— “À partir d’aujourd’hui, tu es le gardien de ce tambour,” dit le chef.
— “Mais souviens-toi : un gardien protège aussi le silence.”

Kando était fier. Très fier. Trop fier.

Très vite, il commença à parler.

— “Moi, je garde un tambour spécial…” disait-il avec un sourire.
— “Un tambour qui connaît tous les secrets…”

Même s’il ajoutait “ne le répète pas”, ses paroles voyageaient plus vite que le vent.

Bientôt, la nouvelle se répandit dans tout le village.

La curiosité prit le dessus. Les habitants vinrent essayer le tambour.

Et alors… les vérités cachées éclatèrent.

Les mensonges furent exposés.
Les trahisons dévoilées.
Les cœurs blessés.

Le village sombra dans les disputes, la colère et la méfiance.

Le chef, profondément déçu, convoqua Kando :

— “Tu étais le gardien… mais tu n’as pas su garder.”

Kando baissa la tête, envahi par la honte.

Ce jour-là, il comprit que parler sans réfléchir peut être plus dangereux que le silence.

Pour réparer son erreur, il quitta le village avec le tambour et s’enfonça dans la forêt, loin des oreilles indiscrètes.

Avec le temps, Kando devint un homme différent :
un gardien… du silence.

Morale :

Un vrai gardien ne protège pas seulement ce qu’il voit… mais aussi ce qu’il sait.

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Les yeux de l’ombreDans un village entouré de grands baobabs vivait un homme nommé Lamba. Il était aveugle depui...
10/04/2026

CONTE : Les yeux de l’ombre

Dans un village entouré de grands baobabs vivait un homme nommé Lamba. Il était aveugle depuis l’enfance. Beaucoup le plaignaient, certains le sous-estimaient… mais tous ignoraient la profondeur de son esprit.

Lamba vivait seul dans une petite case toujours propre et bien rangée. Chaque objet avait sa place, chaque geste avait son sens. Il se levait à l’aube, écoutait le chant des oiseaux, sentait la direction du vent et reconnaissait les pas de chaque habitant du village.

Un jour, un jeune homme nommé Dako, fier de sa vue perçante, se moqua de lui :

— « Toi qui ne vois rien, que peux-tu comprendre du monde ? Moi, je vois tout ! »

Lamba sourit calmement.

— « Tu vois avec tes yeux, mais comprends-tu avec ton cœur ? »

Piqué dans son orgueil, Dako lança un défi :

— « Très bien ! Demain, je cacherai un objet dans le village. Si tu le retrouves, je reconnaîtrai ta sagesse. »

Le lendemain, Dako cacha une petite calebasse derrière la case du chef. Il était sûr que jamais un aveugle ne pourrait la trouver.

Lamba, lui, commença à marcher lentement dans le village. Il s’arrêta, toucha le sol, respira profondément, écouta… Puis il demanda :

— « Qui est passé ici récemment ? »

Une vieille femme répondit :

— « J’ai vu Dako courir vers la case du chef ce matin. »

Lamba hocha la tête. Il continua son chemin, remarquant l’odeur fraîche de terre remuée, le silence inhabituel près de la case, et même la légère trace laissée par un pied pressé.

Finalement, il se pencha et trouva la calebasse.

Le village fut stupéfait.

Dako, confus, demanda :

— « Comment as-tu fait ? Tu ne vois pas ! »

Lamba répondit avec douceur :

— « Toi, tu regardes sans observer. Tu passes sans écouter. Tu vis sans ressentir. Moi, je n’ai pas d’yeux, alors j’ai appris à utiliser tout le reste. »

Depuis ce jour, Dako devint plus humble. Il apprit à écouter le vent, à observer les détails et à respecter ceux qu’il ne comprenait pas.

Et dans le village, on disait désormais :

« Celui qui n’a pas d’yeux mais possède l’ordre et la sagesse voit souvent plus loin que celui qui regarde sans réfléchir. »

Morale :

La vraie vision ne vient pas des yeux, mais de l’attention, de la discipline et de la sagesse.

👇 OTHNIEL YERIMA

10/04/2026

J'espère que tu vas aimer ❤️👇

CONTE : Celui que le peuple choisit de suivreDans un village paisible au cœur de la savane vivait un homme nommé Kouno. ...
09/04/2026

CONTE : Celui que le peuple choisit de suivre

Dans un village paisible au cœur de la savane vivait un homme nommé Kouno. Après la mort de son père, il devint chef du village. Fier de son nouveau titre, Kouno aimait donner des ordres. Il parlait fort, décidait seul, et exigeait que tous lui obéissent sans discuter.

Mais peu à peu, le village changea.
Les champs étaient moins bien cultivés, les disputes se multipliaient, et les habitants travaillaient sans cœur. Kouno ne comprenait pas :
« Pourquoi mon peuple ne me respecte-t-il pas ? Je suis leur chef ! »

Un jour, un vieil homme nommé Soglo, connu pour sa sagesse, demanda à lui parler.

Il lui dit calmement :
« Kouno, tu es un chef, mais tu n’es pas encore un leader. »

Kouno, surpris, répondit :
« Quelle est la différence ? »

Soglo sourit et lui proposa une leçon.
Le lendemain, il emmena Kouno au champ. Là, il prit une houe et commença à travailler sous le soleil brûlant. Les villageois, étonnés, regardaient le vieil homme. Puis, un à un, ils vinrent l’aider.

Soglo dit alors :
« Regarde bien. Je n’ai donné aucun ordre… mais ils me suivent. »

Les jours suivants, Soglo continua à aider les autres, à écouter leurs problèmes, à partager leurs peines. Et partout où il passait, les gens se sentaient respectés et motivés.

Kouno observa en silence.
Peu à peu, il changea.

Il commença à travailler avec les villageois, à écouter leurs avis, à reconnaître ses erreurs. Il ne criait plus, mais encourageait. Il ne cherchait plus à être servi, mais à servir.

Alors quelque chose de merveilleux se produisit :
le village reprit vie. Les champs devinrent fertiles, les rires revinrent, et l’unité renaquit.

Un soir, les anciens du village dirent :
« Aujourd’hui, Kouno n’est plus seulement notre chef… il est devenu celui que le peuple choisit de suivre. »

Morale :

On ne devient pas leader par le pouvoir, mais par l’exemple, l’humilité et le cœur.

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Le Silence de KounoDans un village d'Afrique vivait un homme nommé Kouno. Autrefois, il était connu pour son rir...
08/04/2026

CONTE : Le Silence de Kouno

Dans un village d'Afrique vivait un homme nommé Kouno. Autrefois, il était connu pour son rire chaleureux et sa présence apaisante. Mais avec le temps, Kouno changea.

Blessé par des trahisons et déçu par les hommes, il choisit de s’éloigner de tous. Il construisit sa maison à l’écart du village, près d’une rivière silencieuse. Peu à peu, il cessa de participer aux fêtes, d’aider aux récoltes, et même de saluer ses voisins.

« Je n’ai besoin de personne », répétait-il souvent.

Au début, il trouva la paix dans la solitude. Aucun conflit, aucune déception. Juste lui, le vent, et le murmure de l’eau. Mais les jours devinrent longs… et les nuits encore plus lourdes.

Un soir, une tempête s’abattit sur la région. Le vent arracha les toits, les arbres tombèrent, et la rivière déborda. Kouno, seul dans sa maison isolée, tenta de résister. Mais une branche fracassa son toit, et l’eau commença à envahir sa demeure.

Il cria à l’aide.

Mais personne ne l’entendit.

Au village, les habitants s’entraidaient, se protégeaient, se relevaient ensemble. Kouno, lui, faisait face à la tempête… seul.

Au matin, le calme revint. Des villageois partirent inspecter les alentours et découvrirent Kouno, tremblant, épuisé, accroché à ce qui restait de sa maison.

Sans hésiter, ils l’aidèrent.

Kouno, les yeux remplis de honte et de gratitude, comprit alors une vérité qu’il avait refusée d’accepter : l’homme n’est pas fait pour vivre seul.

Il retourna au village.

Et cette fois, il ne s’éloigna plus jamais.

Morale :

La solitude peut protéger un cœur blessé… mais elle peut aussi le condamner au silence et à la faiblesse.

---

Et toi, penses-tu que fuir les autres est une force… ou une illusion qui finit par nous briser ?

✍️ OTHNIEL YERIMA

CONTE : Le Fruit Défendu de LokiDans un village niché au bord d’une rivière sacrée vivait une jeune femme nommée Loki. E...
06/04/2026

CONTE : Le Fruit Défendu de Loki

Dans un village niché au bord d’une rivière sacrée vivait une jeune femme nommée Loki. Elle était respectée pour sa sagesse et sa discipline.

Chaque année, le village organisait une grande cérémonie au cœur de la forêt sacrée. Là-bas se trouvait un arbre mystérieux, chargé de fruits dorés que personne n’avait le droit de toucher.

Les anciens disaient :
« Ces fruits ne sont pas faits pour les hommes. Celui qui y goûte attire sur lui le malheur. »

Loki avait toujours respecté cette règle.
Mais un jour, alors qu’elle allait puiser de l’eau, elle aperçut un fruit tombé au sol, juste à ses pieds.

Il brillait.
Il semblait l’appeler.

Elle détourna le regard… puis revint.
Son cœur battait plus fort.

« Personne ne verra… juste une fois », murmura-t-elle.

Elle ramassa le fruit.
Elle hésita encore… puis croqua.

Au début, rien ne se passa.
Mais au fil des jours, Loki changea.

Elle devint irritable, impatiente, méfiante. Ses proches ne la reconnaissaient plus. La paix qui habitait son cœur avait disparu.

Peu à peu, les gens s’éloignèrent d’elle.
Même sa propre famille ne comprenait plus ce qui lui arrivait.

Un soir, rongée par le mal qui grandissait en elle, Loki alla voir le vieux sage.

Après l’avoir écoutée, il dit doucement :
« Ce n’est pas le fruit qui t’a détruite… c’est le moment où tu as choisi d’écouter la tentation plutôt que ta sagesse. »

Loki comprit alors que tout avait commencé par une simple pensée… qu’elle n’avait pas rejetée.

Car la tentation ne crie pas.
Elle murmure… jusqu’à ce que tu cèdes.

★ Et toi, aurais-tu eu la force de résister à ce fruit interdit ?

✍️ OTHNIEL YERIMA

Adresse

Tchaourou

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Les Contes d'Afrique publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Type