15/09/2026
𝐁𝐈𝐄𝐍𝐍𝐀𝐋𝐄 𝐕𝐎𝐃𝐔𝐍 𝐇𝐖𝐄𝐍𝐃𝐎 #2026
🟦YON PRYÈ PROFAN POU NANÃ
Performance chorégraphique de Cécilia Lisa Elicheche et Cie
Vendredi 14 août 2026 au Palais Agondji à Ouidah
On ne prie pas toujours à genoux !
Certaines prières frappent le sol. Elles passent par les pieds, les reins, le souffle, la sueur. Elles travaillent le corps jusqu’à faire remonter ce que la parole ne sait plus, ou ne sait pas encore nommer.
Yon pryè profan pou Nanã commence là: dans le corps comme lieu de mémoire, mais aussi comme lieu d’indiscipline de la mémoire. Depuis le Togo, Kitikpo est notre point de départ, sans aucune prétention d’extraire une danse traditionnelle de son contexte pour la faire entrer dans le contemporain. Kitikpo est au présent! Elle est dansée, transmise, transformée par des corps vivants! Elle a ses rythmes, ses appuis, ses exigences, sa propre intelligence du mouvement!
Nous voulions savoir ce qui arrive lorsqu’elle passe par trois femmes dont les corps n’ont pas traversé les mêmes histoires : Estelle Adjo Foly, au Togo ; Cecilia Lisa Elicheche, entre Argentine et Brésil ; Moya Michael, entre Afrique du Sud et Belgique.
Avec elles, nous avons travaillé dans l’interstice des brèches sans évidences : dans les écarts, les résistances, les traductions imparfaites, dans ce qu’un corps reconnaît immédiatement et ce qui demeure absolument étranger à l’autre, dans ce moment très précis où apprendre un geste oblige à déplacer ce que l’on croyait savoir de son propre corps.
La divine Nana habite cette brèche !
Elle est cette matière qui brouille déjà nos catégories : la terre avec l’eau, l’eau avec la terre ; la boue qui reçoit l’empreinte d’un corps sans promettre de la conserver. Une mémoire qui ne se transmet peut-être qu’à condition de continuer à bouger.
Yon priè profan pou Nana adresse, depuis notre perspective, une prière profane : avec ce que nous savons, ce que nous ignorons, ce que nos corps transportent et ce qu’ils devront apprendre à abandonner.
Avec Brin de Chocolat, Résidences Anacaona et Totems Afrikaraïbes, cette résidence met en relation plusieurs géographies sans chercher à les réconcilier artificiellement.
Le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie rend possible cette circulation entre Togo, Bénin, Haïti, Afrique du Sud, Belgique, Argentine et Brésil. Une circulation qui nous intéresse précisément parce qu’elle ne produit pas nécessairement du même.
Trois femmes, trois trajectoires, Nana et Kitikpo entre elles, pour retrouver une origine, mais aussi pour éprouver ce que la mémoire devient lorsqu’elle change de corps.
Partenaires� résidences : Anacaona — Brésil�, Totems Afrikaraïbes — Bénin / Haïti�, Brin de Chocolat — Togo
Avec le soutien de :
Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Institut Français du Sénégal à Dakar Institut français du Mali Pivô Salvador Arts Culture et Développement du Sud / ACD-Sud Brasília - Ministério da Cultura Prefeitura Municipal de Salvador Palais Royal Houna: Spiritualité Vodun Houna Daagbohounon Sa Majesté des Mers et Océans ASHU thequietluxury Noudeou Noëlie Houngnihin Michel Meyer
sommes un monde qui refuse de disparaître