14/02/2026
Mon observation et opinion sans complaisance.
Je m' exprime avec modestie et abnégation par conviction, mon adhésion pleine et entière à de nouvelles réformes pour une éducation qualité. Mais leurs applications techniques ne doivent pas être une diatribe circonstancielle ni une posture d’indignation passagère ; elles doivent être un diagnostic lucide porté sur l’état de notre institution scolaire dans son ensemble et sur les tensions qui la traversent . Oui, le système éducatif est dynamique. Il n’est pas une relique figée dans les certitudes du siècle passé, mais une science vivante, évolutive, exigeant de nous une remise en question permanente. Enseigner aujourd’hui relève d’un sacerdoce : transmettre le savoir dans des conditions souvent précaires, affronter l’indiscipline croissante, résister aux pressions sociales et aux arrogances nourries par l’illusion des valeurs matérielle. L’école ne saurait devenir le théâtre d’une ostentation sociale où l’on confond héritage financier et valeurs morales et intellectuelles. La dignité de l'éducateur ne se mesure ni au nombre de valeurs matérielles exhibées par procuration ni au vacarme des privilèges supposés ; elle réside dans l’autorité morale et dans la noblesse du savoir transmis.
Cependant, l’exigence de nouvelles réformes ne peut servir de prétexte à la dérive financière, équipements, insfrastructures de pointes, du personnel ni autoritaire, ni à l’humiliation pédagogique et du pédagogue. Un système qui excelle dans la formation partielle voire totale des apprenants par une production de répétiteurs de théories et de chômeurs, abdique la finalité même de sa mission . L’école n’est pas un instrument de domination, mais un outil d’accompagnement vers la compréhension du cosmos et de l'affranchissement par des armes nécessairement adaptées . Une nation qui se réjouit de n’avoir accordé une place à cette valeur primaire et existentielle qu'est l'Éducation, confond existence et vitalité et laisse place à l'apparence dans la disparition. De même, une nouvelle réforme pour une éducation de qualité nécessite systématiquement de nouveaux moyens qu'ils soient d'ordres financiers, matériel, humains, politiques, idéologiques... pour une mise en application réussie.
Les politiques éducatives doivent servir parfois des instruments éthiques pour réparer les injustices et les différends personnels qui entachent la grandeur du domaine de l'Enseignement.
L’école doit être un sanctuaire d’élévation, non un espace d’humiliation. Si nos politiques tourne le dos à l'Éducation sans institutions fortes ,il semblerait dérisoire et ce serait retirer l’accès à la lumière du savoir pour toute une génération. C’est transformer la construction d'homme en sphère animale et falsifier « les bâtisseurs de l'esprit » et de l'humain. D'après mon Professeur de Littérature Orale Moumouni ZOUNGRANA. L'éducation est d’abord une stratégie. Il faut Corriger sans Écraser, Discipliner sans Avilir, Élèver sans Rabaisser. La profession exige à la fois, autorité et justice, moyen et bienveillance, humanité et fermeté. L’école du XXIe siècle ne peut prospérer que dans cet équilibre exigeant. Il appartient aux acteurs du monde éducatif et particulièrement aux autorités de hisser en synergie d'actions à la hauteur de cette responsabilité historique et morale .