19/08/2026
DÉCLARATION DE HAKILI KOURA
Pour une nouvelle gouvernance et un nouvel avenir du volleyball burkinabè
Ouagadougou, 18 août 2026
Depuis plusieurs années, Hakili Koura porte une conviction simple : le développement durable du volleyball burkinabè ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté des athlètes, des entraîneurs et des clubs. Il nécessite une gouvernance moderne, transparente, équitable et responsable, capable de créer les conditions permettant à nos talents de s'exprimer et à nos équipes nationales de représenter dignement le Burkina Faso.
Aujourd'hui, les débats qui traversent le mouvement sportif burkinabè donnent une résonance particulière à plusieurs préoccupations que nous avions déjà mises en avant.
Nous ne nous en réjouissons pas
Nous aurions préféré que ces questions soient entendues plus tôt. Mais puisque le débat est désormais ouvert, nous estimons qu'il est de notre responsabilité de contribuer sereinement à la réflexion sur l'avenir de notre discipline.
Le sportif doit être au centre
Les récentes discussions sur les conditions de préparation, les primes, la prise en charge et l'accompagnement des équipes nationales rappellent une évidence : on ne peut durablement exiger la performance sans créer les conditions de cette performance.
Les joueurs et les joueuses qui portent le maillot national ne doivent pas seulement être sollicités au moment des compétitions. Ils doivent être écoutés, préparés, accompagnés, protégés et respectés avant, pendant et après les compétitions.
Des témoignages concernant les conditions de préparation et de prise en charge de certaines équipes nationales de volleyball ont récemment fait émerger des interrogations auxquelles nous estimons que les instances compétentes doivent pouvoir apporter des réponses précises.
Notre démarche n'est pas de condamner sur la base de témoignages. Elle est de demander que les faits soient vérifiés, expliqués et, lorsque cela est nécessaire, corrigés.
La sélection nationale doit être fondée sur le mérite et l'intérêt national
Le volleyball burkinabè regorge de talents dans les clubs et dans les différentes régions du pays. Les critères de présélection et de sélection doivent donc être clairs, transparents et accessibles, afin que chaque athlète puisse comprendre les conditions dans lesquelles il peut accéder à l'équipe nationale.
Les interrogations exprimées concernant la forte représentation de certains clubs et la concentration géographique des sélections méritent, elles aussi, d'être examinées objectivement.
Il ne s'agit pas d'opposer les clubs les uns aux autres. Il s'agit de garantir que le maillot national appartient à la nation et non à un club, une région ou un réseau particulier.
La formation doit devenir une politique nationale
Hakili Koura a toujours défendu une politique structurée de formation et de détection des jeunes. Nous devons construire des passerelles solides entre : clubs → ligues → pôles de formation → équipes nationales U15 → U17 → U20 → équipes seniors
Nous devons également donner une place réelle au volleyball féminin et créer les conditions permettant à nos jeunes filles et à nos jeunes garçons de progresser jusqu'au plus haut niveau.
La mobilisation des ressources doit devenir une responsabilité collective
L'État doit être un partenaire majeur du développement du volleyball, mais il ne peut et ne doit pas en être l'unique financeur. Une fédération moderne doit savoir mobiliser, diversifier et sécuriser ses ressources pour financer durablement la formation, les compétitions, les équipes nationales, l'équipement et l'accompagnement des athlètes.
Il est temps de rechercher activement des partenariats avec les entreprises, les collectivités territoriales, les organisations nationales et internationales, les anciens joueurs, les mécènes et les autres partenaires du secteur privé. La fédération doit être capable de présenter des projets solides, de construire des offres de partenariat crédibles, de valoriser ses compétitions, ses équipes nationales et ses talents, et de rendre compte de l'utilisation des ressources mobilisées.
Le développement du volleyball burkinabè ne peut durablement reposer sur les seuls financements publics ni sur les interventions du ministère en charge des Sports. Si l'État a un rôle essentiel à jouer dans l'accompagnement et le financement du sport, la fédération et l'ensemble des acteurs doivent également développer une véritable culture de mobilisation des ressources.
Le talent existe
Ce qui manque parfois, ce n'est pas le talent : c'est le système capable de le faire émerger; et une fédération sportive ne devrait pas seulement être jugée sur sa capacité à organiser des compétitions.
Elle doit également rendre compte :
🇧🇫de la gestion des ressources
des critères de sélection
🇧🇫de la préparation des équipes nationales
🇧🇫des résultats obtenus
🇧🇫de l'accompagnement des athlètes
🇧🇫de la formation des entraîneurs et des cadres
🇧🇫de la mise en œuvre de son projet sportif
Après chaque grande compétition, un bilan véritablement participatif devrait être organisé avec les athlètes, les entraîneurs, les clubs et les autres acteurs concernés.
Or, des témoignages recueillis dans le cadre de notre réflexion font état de l'absence de véritables bilans avec les athlètes après certaines compétitions.
Nous pensons qu'il faut désormais changer cette culture. Rendre compte ne signifie pas s'affaiblir. Rendre compte, c'est renforcer la confiance.
Notre proposition : ouvrir un nouveau cycle
Hakili Koura ne souhaite pas rouvrir les batailles électorales du passé. Nous voulons ouvrir une discussion sur l'avenir.
Nous appelons donc l'ensemble des acteurs du volleyball burkinabè — fédération, ligues, clubs, entraîneurs, athlètes, anciens joueurs, arbitres, médecins, dirigeants et partenaires — à réfléchir collectivement à un nouveau modèle reposant sur quelques principes essentiels :
🏁Transparence dans la gestion
🏁Équité dans la sélection et le traitement des acteurs
🏁Redevabilité des instances dirigeantes
🏁Professionnalisation progressive de l'encadrement
🏁Priorité à la formation et à la détection
🏁Développement réel du volleyball féminin
🏁Meilleure préparation des équipes nationales
🏁Écoute institutionnalisée des athlètes et des entraîneurs
🏁Évaluation régulière des politiques fédérales
🏁Publication régulière des résultats, des bilans de gouvernance et de la situation financière de la fédération
🏁Diversification et mobilisation active des ressources au service du développement du volleyball
Nous ne demandons pas des règlements de comptes. Nous demandons des réponses.
Nous ne demandons pas que l'on désigne des coupables avant d'avoir établi les faits.
Nous demandons de la transparence. Nous ne voulons pas affaiblir nos institutions sportives. Nous voulons les rendre plus fortes, plus crédibles et plus efficaces.
Hakili Koura reste disponible
En 2024, nous avons présenté aux acteurs du volleyball une vision fondée sur le changement, la formation, la transparence et la modernisation de notre discipline.
Deux ans plus t**d, nous constatons que plusieurs de ces questions restent d'une brûlante actualité.
Nous n'avons aucune revanche à prendre. Notre responsabilité est ailleurs : contribuer à construire le volleyball burkinabè que nous voulons transmettre à la prochaine génération.
Le volleyball burkinabè possède des joueurs talentueux, des entraîneurs engagés, des clubs courageux et une jeunesse qui ne demande qu'à progresser.
Il mérite donc une gouvernance à la hauteur de son potentiel et de ses ambitions. Le temps n'est plus aux querelles de personnes.
Le temps est venu de construire.
HAKILI KOURA
Pour un volleyball burkinabè plus transparent, plus équitable, plus performant et résolument tourné vers l'avenir.