26/06/2026
Il y a exactement un an, le 26 juin 2025, naissait un rêve devenu réalité.
Un rêve qui, selon ma foi, ne relevait pas du hasard, mais d’une inspiration profondément ancrée dans la prière, l’espérance et la volonté de servir.
Aujourd’hui, mon cœur est rempli d’une immense reconnaissance.
Avant même la naissance de la Semaine de l’AES, il y eut une autre naissance : celle de l’Association Les Cœurs en Joie.
Je revenais d’un voyage de prière particulièrement intense. Sur le chemin du retour, un jeune frère, qui m’accompagnait, me dit avec une conviction qui me marquera à jamais :
“Tu fais énormément pour les autres, souvent dans l’ombre. Tu devrais créer une association. Je te vois aller très loin dans cette voie.”
À cet instant précis, presque sans réfléchir, ces mots sortirent spontanément de ma bouche :
« Les Cœurs en Joie. »
Je n’avais rien préparé.
Je n’avais rien calculé.
Pour moi, cette inspiration était le prolongement de ce moment de communion spirituelle que je venais de vivre.
Ainsi est née une vision : servir, soulager, rassembler et redonner de l’espérance.
Le chemin n’a pourtant jamais été facile.
Il fut jalonné d’obstacles, de promesses non tenues, de portes qui se sont fermées et de nombreuses incertitudes.
Mais lorsqu’une vision est portée avec sincérité, la persévérance finit toujours par rencontrer la grâce.
Je m’étais engagée auprès de la population de Komissiri, dans la commune de Lamzoudo , à offrir un forage. Dans ce village, une seule pompe manuelle desservait toute une population.
Cette promesse était devenue un engagement moral.
Parce qu’à mes yeux, une parole donnée est une dette d’honneur.
Je refuse de promettre ce que je ne suis pas prête à accomplir.
J’ai frappé à de nombreuses portes.
J’ai participé au concours Faso au Talent d’Or, dans l’espoir de réunir les moyens nécessaires.
Puis la Providence a placé sur mon chemin une grande sœur, une opératrice économique au cœur immense, qui a choisi de rester dans l’anonymat. Fidèle à sa volonté, je respecte aujourd’hui encore ce choix.
Dès le lendemain de notre rencontre, elle dépêcha un technicien sur le terrain. Quelques jours plus t**d, les travaux démarraient.
À ses côtés, d’autres personnes de bonne volonté ont également apporté leur contribution financière, parmi lesquelles le PDG de SDF Voyages, que je remercie avec une profonde gratitude.
Ce forage n’était pas seulement un ouvrage hydraulique.
Il représentait une promesse tenue.
Une confiance honorée.
L’espoir rendu à toute une communauté.
Puis vint un autre moment inattendu.
Au téléphone avec ce même jeune frère, alors que nous échangions simplement sur une activité, une idée jaillit presque naturellement :
« Organisons une Soirée AES. »
Mais très vite, mon cœur refusa de s’arrêter à une simple soirée.
Je voulais une semaine entière.
Une semaine utile.
Une semaine qui soigne autant les corps que les cœurs.
Une semaine qui forme.
Une semaine qui rassemble.
Une semaine qui honore.
Ainsi naquit la première édition de la Semaine de l’AES.
Sous le thème « Unis dans la diversité : célébrons nos peuples, soutenons notre avenir », la première édition de la Semaine de l’AES a fait de la culture un véritable levier de cohésion et d’intégration.
À travers des défilés en tenues traditionnelles, des prestations artistiques, des danses, des saveurs de nos terroirs et une exposition-vente mettant en lumière le savoir-faire de nos artisans et entrepreneurs, nous avons célébré la richesse de notre patrimoine culturel. Car préserver et promouvoir nos traditions, c’est affirmer notre identité, transmettre notre héritage aux générations futures et faire de notre culture une force au service du développement, de la résilience et de la souveraineté de nos peuples.
La première édition de la Semaine de l’AES a également été marquée par une exposition-vente, véritable vitrine du savoir-faire de nos artisans, créateurs et entrepreneurs. À travers cette initiative, nous avons voulu promouvoir les produits locaux, encourager l’entrepreneuriat, valoriser nos talents et démontrer que notre richesse réside aussi dans le travail, la créativité et le génie de nos peuples. Soutenir le « consommer local », c’est participer concrètement au développement économique et à la souveraineté de nos nations.
Pendant plusieurs jours, nous avons organisé des formations gratuites destinées notamment aux femmes leaders, aux veuves, aux orphelins et à toutes les personnes désireuses d’apprendre et d’entreprendre.
Nous avons tenu des panels de sensibilisation sur le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus, grâce à la précieuse contribution de spécialistes qui ont accepté de partager leur savoir afin de sauver des vies par la prévention.
Nous avons célébré une Soirée de Distinction AES, au cours de laquelle des militaires des trois pays de l’AES furent honorés.
Ce geste n’avait pas pour vocation de faire oublier les épreuves que traverse notre espace.
Bien au contraire.
Il traduisait notre reconnaissance envers celles et ceux qui consentent les plus grands sacrifices afin que nos populations puissent vivre, travailler et espérer.
La reconnaissance est une force.
Elle nourrit le courage.
Elle donne l’envie de poursuivre le combat.
Nous avons partagé un repas communautaire, assisté à des prestations artistiques, organisé des ventes aux enchères solidaires et vécu des instants de fraternité qui resteront gravés dans nos mémoires.
Enfin, la cérémonie de clôture fut consacrée à ce qui demeure l’essence même de notre engagement : le social.
Des dons furent remis aux veuves, aux orphelins de nos vaillants soldats tombés ainsi qu’à des enfants en situation de grande vulnérabilité.
Parce qu’une nation véritablement forte est celle qui protège les plus fragiles.
Un an plus t**d…
La vision est intacte.
L’espérance est plus forte.
La détermination est encore plus grande.
La première édition a démontré qu’il est possible de bâtir des ponts entre les institutions, les forces de défense, les opérateurs économiques, les professionnels de santé, les artistes, la jeunesse, les partenaires et les citoyens autour d’une même ambition : servir l’intérêt général.
À tous ceux qui nous ont accompagnés, soutenus, encouragés ou fait confiance, recevez une nouvelle fois l’expression de ma profonde gratitude.
Votre engagement a permis d’écrire une page d’espérance.
Et les plus belles pages restent encore à écrire.
Je formule le vœu que toutes les bonnes volontés continuent de croire en cette vision, afin que cette dynamique puisse poursuivre sa mission au service de nos populations.
La résilience se construit.
L’intégration se vit.
La souveraineté se mérite.
Et lorsqu’un peuple choisit l’unité, la solidarité et l’action, aucun défi n’est insurmontable.
Que cette première année soit le témoignage qu’un rêve porté avec foi, intégrité, persévérance et amour du prochain peut devenir une œuvre collective au service de toute une communauté.
L’histoire continue.
Et j’espère de tout cœur que nous serons encore plus nombreux à l’écrire ensemble.
Vive la solidarité.
Vive la résilience.
Vive l’intégration.
Vive la souveraineté de nos peuples.
L’AES est en marche… et lorsque des femmes et des hommes de bonne volonté décident d’avancer ensemble, c’est tout un peuple qui progresse.